Vie chère : le premier challenge du gouvernement Bilie By-Nze

 Vie chère : le premier challenge du gouvernement Bilie By-Nze

Lors de la présentation de son programme de politique générale, mardi 24 janvier 2023, à l’Assemblée nationale, le nouveau Premier ministre gabonais, Alain Claude Bilie-By-Nze a annoncé 12 axes prioritaires auxquels devrait s’attaquer son gouvernement. En tête de liste de ces axes, la lutte contre la vie chère. Un chantier qui va amener Alain Claude Bilie By-Nze à s’attaquer à la mauvaise gestion des finances publiques, à la diversification de l’économie, et au maintien des prix des biens et services à moindres coûts.

En effet, la lutte contre la vie chère au Gabon commence par une meilleure gestion des finances publiques. C’est dans ce cadre que le chef du gouvernement gabonais a annoncé une série d’actions comme la lutte contre la corruption, les détournements des fonds publics et le gaspillage d’argent inutile.

Ceci afin que les fonds publics soient investis dans des secteurs productifs et profitables. À cet égard, le gouvernement d’Alain Claude Bilie-By-Nze, doit prendre toutes les mesures nécessaires pour ériger la transparence et la reddition de comptes en règle de gouvernance.

Le défi de la diversification de l’économie n’est pas en reste, l’objectif étant de sortir du tout-pétrole qui constitue encore la plus grande marge des recettes de l’État. À cela, s’ajoute la nécessité d’asseoir une politique agricole capable de permettre à l’Etat de réduire l’importation de ses besoins en nourriture, avec un impact négatif considérable sur le budget.

Une politique commerciale plus favorable devrait également être mise en place pour soutenir les producteurs locaux et encourager la consommation de produits made in Gabon.

Cela passe entre autres par des incitations fiscales, afin d’encourager les entreprises à investir dans la production locale. Le système de contrôle des prix déjà mis en place par la direction générale de la concurrence et de la consommation devrait être accru pour s’assurer que les entreprises ne se livrent pas à une spéculation abusive.

Seul bémol dans ce vaste chantier d’Alain Claude : ces stratégies ayant déjà été utilisées sans succès par son prédécesseur, Rose Christiane Ossouka Raponda, des inquiétudes demeurent toutefois quant à son efficacité cette fois. Cette inquiétude a d’ailleurs largement été relayée par l’opposition qui parle même du « déjà-vu » et du « déjà-entendu ».

Surtout que le nouveau gouvernement qui n’a que peu de moyens consacrés à l’investissement ne dispose que d’environ six mois pour concrétiser tous ses engagements, avant la présidentielle d’août prochain.

Justin Mbatchi 

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