UDIS réclame justice pour HPO : Un appel à la vérité

Lors d’une conférence de presse tenue ce 27 mars 2025 à son siège, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a lancé un plaidoyer en faveur de son leader, Hervé Patrick Opianga, dont l’exil forcé continue de soulever interrogations et indignation. Devant la presse nationale et internationale, Edmond Epoma Ngadi, porte-parole de l’UDIS, accompagné des conseillers Georges Boupenga et Fabien Bibang, a dénoncé ce qu’il qualifie d’injustice flagrante, tout en interpellant directement les autorités de la transition sur leur responsabilité dans cette affaire.
Un combat pour la justice et la dignité
Dès l’entame de son intervention, Edmond Epoma Ngadi a tenu à remercier les médias pour leur présence et leur rôle de « gardiens des valeurs démocratiques et de l’État de droit ». Une reconnaissance qui s’inscrit dans une volonté d’éclairer l’opinion sur ce que l’UDIS considère comme une violation des libertés fondamentales.
Le porte-parole du parti a rappelé que depuis le 20 novembre 2024, Hervé Patrick Opianga est contraint à l’exil, alors même qu’aucune plainte officielle ne semble justifier cette situation. « Il est temps que la vérité éclate, que la justice dise le droit et rien que le droit », a martelé Edmond Epoma Ngadi, dénonçant au passage l’attitude de certains magistrats qui, selon lui, se livrent à des manœuvres de dénigrement et de parjure.
Un appel aux autorités gabonaises et internationales
L’UDIS n’a pas caché sa gratitude envers la France, qui a récemment accordé une audience à une délégation du parti afin d’examiner le dossier. « La France a réaffirmé son attachement aux valeurs de liberté, d’égalité et de justice », a souligné Georges Boupenga, qui a insisté sur le fait que la solution doit venir du Gabon lui-même.
S’adressant directement au président de la transition, Fabien Bibang a rappelé les engagements pris envers le peuple gabonais. « Monsieur le Président, vous avez juré de restaurer la dignité des Gabonais. Comment expliquer alors que des milliers de citoyens se retrouvent aujourd’hui privés de leur emploi à cause de la fermeture de la holding HPO et Associés ? », a-t-il interrogé, soulignant l’impact économique de cette affaire sur de nombreuses familles.
Un message fort : « Nous ne lâcherons rien »
Le discours de l’UDIS était empreint d’émotion, mais aussi de fermeté. « Nous ne lâcherons rien tant que notre leader ne sera pas rétabli dans son honneur et sa dignité », a martelé Edmond Epoma Ngadi, affirmant que cette lutte dépasse le seul cas de Hervé Patrick Opianga et touche aux principes fondamentaux de justice et d’équité.
Alors que la campagne pour l’élection présidentielle du 12 avril 2025 bat son plein, cette affaire pourrait bien peser dans le débat public. L’UDIS a d’ores et déjà annoncé son intention d’organiser des manifestations pacifiques pour exiger le retour de son leader. Mais face au silence des autorités sur leur demande d’autorisation, le parti rappelle que le régime déclaratif en vigueur au Gabon ne nécessite pas d’agrément préalable pour de telles actions.
Un enjeu national et politique
À travers cette sortie médiatique, l’UDIS met en lumière une situation qui interpelle au-delà des cercles partisans. Loin d’un simple affrontement politique, c’est une question de principes qui est soulevée : le respect des droits, la justice pour tous et la cohérence entre les promesses et les actes des dirigeants.
Dans un pays où l’histoire récente a été marquée par des bouleversements politiques majeurs, la gestion de cette affaire pourrait bien être un test déterminant pour la transition en cours. L’avenir dira si l’appel de l’UDIS trouvera un écho ou si, au contraire, il viendra grossir la liste des doléances non entendues.
Seule certitude : le parti ne compte pas baisser les bras. « L’histoire vous regarde, et elle est têtue », a conclu Edmond Epoma Ngadi, laissant entendre que le combat pour le retour de leur leader ne fait que commencer.
Justin Mbatchi