Transparence électorale au Gabon : et si l’église dirigeait CGE ?

 Transparence électorale au Gabon : et si l’église dirigeait CGE ?

Depuis la présentation des vœux des religieux au président Ali Bongo Ondimba le 6 janvier dernier, Monseigneur Jean Patrick Iba-ba semble avoir marqué les esprits par la qualité de son message de « vérité ». Surtout lorsqu’il a appelé le Chef de l’État gabonais à « une plus grande transparence électorale ». Séduits par ce discours rare d’un leader religieux au Gabon, certains pensent que l’Archevêque ferait même mieux s’il dirigeait le Centre gabonais des élections (CGE).

C’est Gérard Ella Nguema qui a jeté le pavé dans la mare. Au cours d’une déclaration politique, samedi 14 janvier à Libreville, le président du Front patriotique gabonais (FPG) a déclaré qu’il souhaitait voir Monseigneur Jean-Patrick Iba-ba diriger le Centre gabonais des élections. Ceci pour plus de transparence dans l’organisation des élections générales de cette année.

Cette déclaration de Gérard Ella Nguema intervient au moment où le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha et les partis politiques s’activent pour l’élection du bureau du CGE, un bureau dissous dernièrement par la Cour constitutionnelle à cause d’un mandat devenu largement caduc depuis 2020.

Pour cet ancien candidat à la présidentielle de 2016, qui pointe jusqu’ici l’échec des politiques, Mgr Jean-Patrick Iba-ba reste le choix idéal pour garantir des élections libres , démocratiques et apaisées.

Message des vœux déterminant

Il faut dire que depuis la présentation des vœux des religieux au président de la République le 6 janvier dernier, Monseigneur Jean-Patrick Iba-ba semble avoir séduit par la qualité de son message de vérité et de paix à Ali Bongo Ondimba, notamment lorsqu’il traduit au Chef de l’État, les difficultés des Gabonais à vivre décemment . Non sans appeler à une plus grande transparence électorale dans le cadre des élections générales que le Gabon organise cette année. « Préserver la paix, c’est prendre en compte la volonté de tous les Gabonais », avait-il lancé à Ali Bongo Ondimba.

Un discours qui fait sensation, surtout que depuis sa prise de fonction en 2019 comme Archevêque de Libreville, Jean Patrick Iba-ba s’est illustré jusqu’ici en homme de vérité face au pouvoir politique. On se souvient de son bras de fer avec le gouvernement au sujet de la réouverture des lieux de culte au plus fort de la crise du Coronavirus.

Franchira-t-il le Rubicon en faisant acte de candidature pour la présidence du Centre gabonais des élections, lui l’apôtre de la transparence électorale et de la vérité des urnes ? Ou va-t-il au contraire garder la chose politique loin du clergé, en guise d’observateur incorruptible de Dieu ?

Dans tous les cas, rien dans la loi ne le lui interdit puisque le code électoral dispose en son article 12 qu’il suffit d’être un haut cadre de la nation, reconnu pour sa compétence, sa probité, son intégrité morale, son honnêteté intellectuelle, sa neutralité ou encore son impartialité pour candidater à la présidence du CGE.

 

 

CNN

Related post