Sakina Cylia Lateb au FILIGA 2025 : « L’Afrique a de beaux jours devant elle »

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Libreville, 29 mai 2025. Présente à Libreville pour la 4ᵉ édition du Festival international du livre gabonais et des arts (FILIGA), Sakina Cylia Lateb, présidente de l’Union des écrivaines africaines, a livré une intervention marquante, à la fois engagée et pleine d’espoir pour l’avenir du continent africain.
Sous les applaudissements d’un public composé d’écrivains, d’artistes, de diplomates et de passionnés de culture, elle a salué avec émotion l’organisation du festival, qu’elle a qualifiée de « réussie et à la hauteur des attentes ». Pour elle, voir autant de pays africains réunis autour de la littérature et des arts est un signe fort : « L’Afrique a de beaux jours devant elle. »
Mais au-delà des remerciements, son message portait une conviction profonde : l’heure est venue pour l’Afrique de se réconcilier avec elle-même, de valoriser ses cultures, ses traditions et ses talents sans complexe face à l’Occident. « Il faut arrêter de croire que l’Occident est la seule référence. L’Afrique n’a rien à lui envier », a-t-elle affirmé, appelant à renouer avec le génie africain dans les domaines culturel, architectural et spirituel.
Fondatrice de l’Union des écrivaines africaines, une organisation qui rayonne entre l’Afrique et l’Europe, Sakina Cylia Lateb a rappelé l’engagement de son institution dans la lutte contre l’immigration clandestine, par la formation des jeunes, et contre la précarité des femmes, en les aidant à devenir financièrement autonomes. Une action concrète, ancrée dans la réalité, pour que les mots des écrivaines deviennent force d’action.
Pour elle, le FILIGA n’est pas qu’un simple festival littéraire : c’est une plateforme de dialogue, un lieu de rencontre et de synergies. Elle a exprimé son souhait de voir émerger de nouveaux partenariats culturels, notamment pour valoriser les œuvres issues des cultures autochtones africaines et les faire rayonner au-delà du continent.
Avec une énergie communicative et une foi inébranlable dans le potentiel africain, Sakina Cylia Lateb a rappelé ce que devrait toujours être la culture : un pont entre les peuples, une source de fierté et un levier de transformation sociale.
Justin Mbatchi