Repentir et demande de pardon : L’acte courageux d’Alain Simplice Boungoueres

 Repentir et demande de pardon : L’acte courageux d’Alain Simplice Boungoueres

Alain Simplice Boungoueres, ancien député du Parti Démocratique Gabonais (PDG) et responsable de la Commission de la Communication, de l’Information et des Technologies Numériques, a surpris la nation aujourd’hui par un acte de repentir public. Devant la presse nationale et internationale, il a imploré le pardon divin et national pour sa participation à ce qu’il qualifie de « sous-développement » du Gabon.

Dans un discours émouvant, M. Boungoueres a adressé une prière fervente au « Père Éternel », exprimant son repentir et implorant la miséricorde divine. Citant les Écritures, il a reconnu que l’oppression et la corruption avaient influencé son parcours politique, comme le souligne Ecclésiaste 7:7 et 1 Jean 1:9. Il a exprimé un besoin profond de pardon, non seulement pour lui-même, mais aussi pour sa famille, ses amis et même ses ennemis.

M. Boungoueres s’est également tourné vers ses concitoyens, les Gabonais, pour demander pardon. Reconnaissant sa complicité indirecte dans le sous-développement du pays, il a admis avoir été un soutien du parti au pouvoir, dont il fut député pendant douze ans. Malgré n’avoir jamais directement géré de fonds publics, il a pris conscience du privilège de sa position et de l’impact négatif de ses actions.

Le 30 août 2023, marqué par ce qu’il appelle un « coup de libération » conduit par les forces de défense et de sécurité, semble avoir été un tournant décisif pour M. Boungoueres. Il attribue à cette intervention divine l’évitement d’une effusion de sang et une nouvelle prise de conscience patriotique.

Pour marquer son repentir, M. Boungoueres a annoncé la restitution de 12 millions de FCFA au Trésor public gabonais, soit un million pour chaque année de mandat. Il a déclaré que cette somme provient de son patrimoine personnel, symbolisant son engagement à servir l’intérêt général et à observer plus rigoureusement la gestion des ressources publiques.

 

Justin Mbatchi 

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