Présidentielle 2023 : Maganga Moussavou, l’infatigable candidat

Sans surprise, Pierre Claver Maganga Moussavou a annoncé le jeudi 26 janvier dernier à Libreville, sa candidature à la présidentielle de cette année. Une nouvelle tentative qui porte à cinq, le nombre de candidatures du président du parti social démocrate pour le fauteuil présidentiel.
Pour de nombreux Gabonais, il s’agit d’une candidature de trop, et même inutile, Pierre Claver Maganga Moussavou n’ayant jamais atteint, ne serait-ce que 5 % des suffrages. Pourtant, après les tentatives infructueuses de 1993, 1998, 2009 et 2016, le président du parti social démocrate (PSD) croit toujours fermement qu’il peut gagner.
Mieux, il a lui-même expliqué, lors de l’officialisation de sa candidature le 26 janvier dernier à Libreville, que seule, l’endurance et la détermination pouvaient produire de résultats à l’arrivée.
Malgré sa faible représentativité, à en juger par des résultats « médiocre » à ces différents scrutins, l’ancien Vice-président de la République reste donc convaincu que cette fois pourrait faire la différence, au regard notamment du bilan qu’il juge catastrophique du pouvoir en place.
Pour y parvenir, il table sur un projet de société axé essentiellement sur la « provincialisation » comme pilier du développement local. Ce projet vise à développer l’intérieur du pays pour lutter contre l’exode massif qui déleste les provinces au profit de la seule capitale Libreville, qui concentre à elle seule l’essentiel de la population gabonaise. Ce qui pose des défis énormes en matière de logement, d’insécurité et de bien-être.
Malgré son programme ambitieux et ses bonnes intentions d’intellectuel revendiqué à souhait, Pierre Claver Maganga Moussavou peine toujours à convaincre grand monde.
Son positionnement instable, tantôt dans l’opposition radicale, tantôt dans l’opposition modérée et allié du pouvoir, semble avoir contribué, au fil du temps, à forger cette image d’un leader politique insaisissable.
Mais qu’importe ! Visiblement, le président du PSD n’est pas prêt à passer le témoin à quelqu’un d’autre au sein du parti, quitte à aller d’échec en échec.
CNN