Politique/UDIS dénonce une justice instrumentalisée et appelle à un sursaut républicain

 Politique/UDIS dénonce une justice instrumentalisée et appelle à un sursaut républicain

Libreville, 15 mai 2025. Dans une déclaration de presse, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a une nouvelle fois interpellé la nation et la communauté internationale, au sujet de la situation judiciaire de son leader, Hervé Patrick Opiangah. Sept mois après l’ouverture d’une procédure qu’elle qualifie de « politico-judiciaire », l’UDIS dit constater avec regret le rejet, le 8 mai dernier, de la demande de non-lieu par la Chambre d’Accusation.

Dans un ton direct et souvent poignant, la formation politique questionne l’indépendance de la justice gabonaise, dénonçant un « acharnement » qui frapperait injustement un acteur clé du processus de transition. « Pourquoi doit-on célébrer certains pour leur participation au coup de libération, et en vouloir à d’autres pour le même acte ? » interroge la déclaration, dénonçant une justice « piétinant les dispositions réglementaires » et se mettant « au service d’un dessein destructeur ».

L’UDIS voit dans cette décision une menace directe à la réconciliation nationale et une occasion manquée pour la Ve République de démontrer son engagement pour l’État de droit. Le parti s’inquiète des conséquences humaines et économiques, évoquant notamment les centaines d’employés liés aux activités économiques de M. Opiangah, ainsi qu’un climat d’insécurité juridique qui ternirait l’image du Gabon à l’international.

Le parti n’hésite pas à interpeller directement le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à qui il demande des comptes, rappelant que ce dernier est également président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Le silence de la première institution du pays face à ce qu’elle considère comme une « violation gravissime de l’État de droit » est, selon l’UDIS, source de désillusion et de malaise national.

Appelant à un sursaut de conscience, à la fois au sein de la magistrature et des institutions politiques, l’UDIS conclut en affirmant sa détermination à poursuivre son combat pour la justice et la vérité. Elle invite la société civile, les institutions internationales et l’opinion publique à ne pas détourner les yeux de ce qu’elle présente comme un « tournant dangereux » pour la démocratie gabonaise.

À travers cette sortie, l’UDIS tente d’inscrire l’affaire Opiangah au cœur du débat public, espérant faire de cette situation un révélateur des défis que la Cinquième République doit impérativement relever : restaurer la confiance dans les institutions, garantir l’impartialité de la justice, et unir les Gabonais autour des valeurs républicaines.

 

Justin Mbatchi 

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