Politique/Front national des leaders : un nouveau-né dans la reine associative gabonaise

Le président du Front national des leaders pour la lutte contre les violences électorales et l’abstention, Michel Ella MVE a présenté officiellement au grand public et à la presse son association ce 11 février 2023 à Nzeng Ayong sur fond d’appel à la majorité populaire afin de ne plus se rendre dans la rue à la suite d’une quelconque élection et une invite à plus d’adhésion à ladite association.
À la proche des élections législatives et présidentielles couplées qui pointent à l’horizon de 2023, plusieurs états-majors associatifs notamment de la société civile travaillent sur l’organisation de leur rentrée associative. C’est le cas du Front national des leaders pour la lutte contre les violences et l’abstention en période électorale. Une association des jeunes dynamiques de la société civile qui naît des cendres des atrocités dont la population en général et la jeunesse en particulier a été victime après la publication des résultats des élections présidentielles de 2009.
« Ceci est parti du constat que la violence électorale fait partie de notre quotidien. Et depuis 2009, nous subissons chaque fois qu’il y a une élection, les violences électorales. Mais nous nous sommes dit que c’est parfois le manque de maîtrise des enjeux électoraux qui sont à l’origine de ce fléau. Et pour être aux faits de ses enjeux, il faut d’abord être un électeur responsable.», a expliqué le président.
Pour Ella Mve, sensibiliser les populations et les milieux professionnels sur les dangers de sortir dans la rue après la proclamation des résultats des élections au Gabon doit être accompagné par l’incitation à moins d’abstention durant la période électorale.
« C’est pourquoi notre deuxième objectif vise l’abstention et en cela, nous avons pour double objectif la sensibilisation contre l’abstention, la promotion des inscriptions sur les listes électorales et de suivi jusqu’au vote, mais également par la sensibilisation des populations et également des candidats sur la violence électorale.», va-t-il détailler.
Ce sont en effet des citoyens gabonais épris d’amour pour leur pays et leurs enfants qui ont pris la décision de prendre sur eux cette responsabilité d’informer sur le bien-fondé d’éviter toute rencontre malencontreuse avec les forces de l’ordre.
Toute chose qui permettra à cette association d’être un bon relais de la société civile dans la perspective du renforcement de la politique de sauvegarde et de la protection des civiles notamment la jeunesse qui reste la plus impacté par les violences policières postélectorales lors des émeutes dues à une contestation des résultats électoraux.
La rédaction