Patrick BARBERA ISAAC : Quand foi et politique s’allient pour redonner espoir à la jeunesse gabonaise

Dans un paysage politique souvent marqué par la prudence verbale sur les questions spirituelles, Patrick BARBERA ISAAC fait figure d’exception. Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 15 janvier 2025, cet homme originaire de l’Ogooué-Maritime imprime déjà sa marque par un positionnement singulier : celui d’un homme de foi engagé en politique, pour qui les valeurs chrétiennes ne sont pas à dissimuler, mais à affirmer.
C’est avec une sincérité touchante que le ministre évoque son parcours, sa vision et ses combats. Lors de l’inauguration de l’École de Formation aux Ministères NINA FLORE, le 5 avril dernier, au Centre d’Évangélisation Béthanie de Port-Gentil, ses mots ont résonné comme un appel : « L’homme que je suis aujourd’hui est le fruit d’une réelle dévotion au Seigneur Jésus-Christ. Et je vous exhorte à ne pas vous séparer de Dieu, afin d’être le meilleur possible demain. »
Une déclaration forte, qui n’a rien d’un simple discours de circonstance. Pour Patrick Barbera Isaac, la foi chrétienne est une boussole, un socle sur lequel doivent reposer les grandes décisions publiques, en particulier celles qui touchent à la jeunesse. Il croit en une jeunesse transformée par l’effort personnel, nourrie par des valeurs saines, et soutenue par des institutions qui agissent en dernier ressort. Une philosophie en quatre étapes : soi-même, la famille, la banque, et l’État. Un ordre stratégique qui invite à la responsabilisation tout en rappelant la nécessité d’un accompagnement progressif.
Le message qu’il porte est simple mais puissant : on ne peut pas parler de redynamisation de la jeunesse sans parler d’éthique, de valeurs, de repères. Et pour lui, ces repères viennent d’abord de Dieu. Dans une société où le mal-être des jeunes grandit au rythme des crises sociales et morales, son positionnement semble trouver un écho favorable.
Mais ce qui frappe chez Patrick Barbera Isaac, c’est aussi cette ouverture rare : s’il revendique son ancrage chrétien, il prône avec force la tolérance religieuse. Pour lui, il n’y a pas d’opposition entre spiritualité et engagement républicain, entre foi personnelle et mission publique. Bien au contraire : « La chrétienté est un cadre de transformation politique », aime-t-il rappeler, non pas pour imposer une foi, mais pour rappeler les valeurs universelles qu’elle véhicule.
Humanité, fraternité, intégrité… autant de principes que le ministre entend faire rayonner au cœur de son action. Et dans un pays en quête de repères, peut-être est-ce là le souffle nouveau dont la jeunesse gabonaise a tant besoin.
Justin Mbatchi