Parlement : les parlementaires adoptent la révision constitutionnelle à 86 %

Le 6 avril 2023, lors d’une session conjointe de l’Assemblée nationale et du Sénat au Palais Léon Mba à Libreville, le projet de révision constitutionnelle a été adopté massivement par les parlementaires. Le projet de loi, qui a été voté à l’identique par les deux chambres du Parlement les 23 et 30 mars 2023, a été approuvé par 178 parlementaires, tandis que 8 ont voté contre et 12 se sont abstenus, sur un total de 198 parlementaires éligibles au vote.
Le projet de loi de révision constitutionnelle a été élaboré à la suite d’une concertation politique qui s’est tenue du 13 au 23 février 2023 et qui a impliqué des représentants des partis politiques de l’opposition et de la majorité. Le projet de loi porte sur la modification de six articles de la Constitution, notamment l’alignement de tous les mandats politiques et l’harmonisation de leur durée à cinq ans, le retour à un scrutin présidentiel à un tour, la baisse des cautions pour participer aux élections, le relèvement de l’âge pour être candidat à la présidentielle et d’autres évolutions.
Le Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui portait le projet de modification constitutionnelle, a remercié les parlementaires pour leur « vote massif » et a félicité tous ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce texte. Il a estimé que ce projet de loi contribuera à des élections moins contestables et moins dispendieuses. Le Premier ministre a également rappelé que les autres questions soulevées lors de la concertation politique feront l’objet de débats dans le cadre d’un comité de suivi mis en place récemment.
La révision constitutionnelle prévoit la création d’une procédure nouvelle permettant de donner une chance de plus d’aller au vote en cas d’égalité entre deux candidats lors d’une élection. Cette évolution a pour objectif de renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral.
Enfin, le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, a appelé les parlementaires à considérer cet acte « loin d’être banal » comme l’épilogue d’une mission à eux confiée par les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition, de manière consensuelle. Il a salué le succès de cette mission et a laissé à l’exécutif le soin de la promulgation de la loi.
Justin Mbatchi