Mobilisation et contestations des résultats du concours de la Police Nationale sur les réseaux sociaux : les Forces de Police Nationale réagissent

Depuis la publication des résultats du concours de recrutement de la Police Nationale le vendredi 16 février 2024, les réseaux sociaux sont en ébullition avec de nombreux appels à la mobilisation et à la contestation desdits résultats. Face à cette agitation, les Forces de Police Nationale ont tenu hier à apporter des éclaircissements sur le processus de recrutement et à mettre en garde contre tout trouble à l’ordre public.
Initialement prévu pour recruter 1 100 policiers, dont 100 officiers et 1 000 sous-officiers, le concours a enregistré une participation massive de 17 771 jeunes Gabonais. À l’issue des épreuves écrites et sportives, 6 617 candidats ont été retenus pour poursuivre le processus de sélection.
Cependant, sur les 6 206 dossiers soumis à l’enquête de moralité, seuls 1 642 étaient jugés recevables. Les enquêtes ont mis en lumière 4 564 dossiers défavorables, révélant des infractions telles que des faux actes de naissance, des faux diplômes, l’usurpation de la nationalité gabonaise, des antécédents judiciaires et des comportements incompatibles avec la fonction policière.
Face à cette situation, le Président de la Transition a décidé d’élargir le recrutement à 3 000 policiers, afin de répondre à l’afflux des candidatures et de fournir davantage d’emplois aux jeunes Gabonais. Pour combler ce gap, « certains candidats seront repêchés sur la base de leurs notes aux épreuves écrites, tout en étant soumis à l’enquête de moralité et aux examens médicaux.», a laissé entendre le Général de Division Serge Herve NGOMA dans un communiqué.
Dans ce contexte, « les appels à la mobilisation et à la contestation des résultats sur les réseaux sociaux sont considérés comme des actes pouvant perturber l’ordre public. Les Forces de Police Nationale mettent en garde contre de telles actions, soulignant qu’elles seront poursuivies conformément à la loi.», a poursuivi le communiqué.
Le Général de Division Serge Herve NGOMA, commandant en chef de la Police nationale, au nom des Forces de Police Nationale, appelle à la responsabilité et au respect du cadre légal dans toute démarche de contestation des résultats du concours de recrutement.
Patricia Koumba