Meeting Politique / 3e Arrondissement : Une marée humaine acquise en ferveur d’Oligui Nguema

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Libreville, 4 avril 2025 – À Bellevue 2 et derrière l’hôpital, c’est une foule compacte et passionnée qui s’est donné rendez-vous hier soir pour un meeting politique à l’initiative de la coordination provinciale de l’Estuaire, sous la houlette d’Alexandre Barro Chambrier. Loin d’un simple exercice de style, c’est un véritable élan de cœur qui s’est exprimé en faveur du candidat Brice Clotaire Oligui Nguema.
L’atmosphère, à mi-chemin entre retrouvailles familiales et mobilisation militante, avait des allures de veillée. Des chants, des prières, des poignées de main serrées et des regards qui en disent long : l’engagement ici n’est pas feint. Il est vécu, porté, chanté.
Face à une assistance dense, l’orateur principal, Alexandre Barro Chambrier, a livré un témoignage fort. De ses débuts en politique dès 1989 à son engagement sans faille au fil des années, il a rappelé que la loyauté n’est pas un mot creux mais aussi qu’il ne faut pas être loyal à un mauvais système.
« J’ai commencé la politique avec le PDG en 1993… et jusqu’à ce jour, nous sommes ensemble », a-t-il déclaré, revenant notamment sur son rôle lors de la conférence nationale de 2000. Un discours qui sonne comme une mise en garde contre les défections opportunistes et un appel vibrant à l’unité.
Dans la foule, les visages écoutent, acquiescent. Certains hochent la tête, d’autres lèvent le poing. Tous entendent le même message : on ne trahit pas une cause parce que le vent tourne. « Un homme, ce n’est pas celui qui trahit à la première déception. Un homme, c’est celui qui résiste », a rappelé Éloi Nzondo, dans une intervention saluée par une ovation.
L’espoir, ici, porte un nom : Brice Clotaire Oligui Nguema. « Il va gagner, et nous allons l’accompagner pour gagner ! », a lancé ABC, galvanisant encore davantage une foule déjà acquise à la cause. Pour beaucoup, le candidat incarne la rupture avec les vieux schémas et l’espoir d’un renouveau national.
Mais la ferveur ne suffit pas : il faut des actes. Et le vote est le premier d’entre eux. C’est ce qu’a martelé Noeline Moussavou, responsable du premier siège, d’une voix forte et assurée : « Ce jour-là, ce n’est pas pour bavarder. Ce n’est pas sur WhatsApp. C’est à l’urne qu’on montre sa force ! »
Cette journée a aussi pris des accents spirituels, avec la présence de la délégation à la mosquée centrale où l’imam responsable du culte a rappelé que « le Gabon est un pays de spiritualité », et que paix et réussite ne vont jamais l’un sans l’autre. Une parole reprise en écho par les orateurs qui ont tous souligné l’importance de la réconciliation et de la foi dans l’avenir.
La soirée s’est achevée comme elle avait commencé : dans une ambiance chaleureuse, rythmée par des chants, des accolades et des visages pleins d’espoir. Car plus qu’un meeting, c’était un moment de communion.
Et tous ont désormais un objectif en tête : le 12 avril, rendez-vous à l’urne. Parce que ce jour-là, il ne s’agira plus de parler… mais d’agir.
Justin Mbatchi