Le COPIL Citoyen sur Urban FM : Échanges autour du référendum constitutionnel

 Le COPIL Citoyen sur Urban FM : Échanges autour du référendum constitutionnel

Sur les ondes d’Urban FM, la porte-parole du COPIL Citoyen, Joanna Boussamba a pris la parole pour défendre le mouvement et sa position concernant le référendum constitutionnel. Son message, marqué par une sincérité palpable, souligne une réalité simple : le Gabon vit une situation inédite avec cette période de transition, et le COPIL veut avant tout garantir une sortie de crise ordonnée et bénéfique pour tous.

Elle a commencé par rappeler que le COPIL n’est pas un parti traditionnel, mais une organisation de la société civile, où la prise de décision est collégiale et où chaque voix est écoutée. « Ce n’est pas un parti unique », a-t-elle insisté, marquant une distinction avec d’autres structures politiques du pays. Au sein du COPIL, les divergences sont vues comme une richesse et non comme un frein, permettant à chacun d’exprimer librement son opinion. En témoignent les membres du COPIL présents à l’Assemblée, qui, tout en appartenant au même mouvement, peuvent avoir des avis divergents sur certaines questions.

Les questions autour de la nouvelle Constitution n’ont pas manqué de faire surface. La porte-parole a réagi face aux inquiétudes sur l’absence de séparation des pouvoirs et la possible concentration de l’autorité au sommet de l’État. Pour elle, la vraie problématique réside dans la mise en œuvre des textes et dans la qualité des institutions. « Ce ne sont pas les textes, mais les hommes qui les appliquent », a-t-elle affirmé, avant de comparer la situation à d’autres démocraties où le pouvoir exécutif coexiste harmonieusement avec des institutions judiciaires indépendantes.

Elle a également salué la libération des médias suite au coup d’État, permettant au COPIL de s’adresser plus librement à la population. Pour elle, cette ouverture de l’espace médiatique est un signe positif qui doit être préservé dans le futur.

Pour finir, Joanna Boussamba a appelé les Gabonais à regarder les faits avec pragmatisme. Elle a souligné que, si des désaccords subsistent sur environ 5% des articles de la Constitution, 95% du texte fait consensus, ce qui est, selon elle, un signe encourageant de la viabilité de cette réforme. Le COPIL reste engagé à défendre les intérêts des Gabonais, tout en espérant que ce référendum soit une étape vers un Gabon plus stable et plus inclusif.

 

Justin Mbatchi 

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