Le Bâtonnier Moumbembé nie les accusations de collusion avec la ministre de la Justice gabonaise

 Le Bâtonnier Moumbembé nie les accusations de collusion avec la ministre de la Justice gabonaise

Le journal Le Confidentiel a récemment interviewé Me Jean Paul Moumbembé, avocat au Gabon, concernant les accusations portées contre lui par certains confrères. Ces allégations affirment qu’il aurait collaboré avec la ministre de la Justice, Mme Erlyne Antonela Ndembet, pour évincer définitivement Me Raymond Obame Sima de la course à la fonction de Bâtonnier du Barreau National du Gabon, après l’annulation de son élection suite à une requête introduite par Me Moumbembé.

Dans cette interview, Me Moumbembé réfute catégoriquement ces accusations. Il déclare que lui-même et le Bâtonnier Taty n’ont jamais été reçus par la ministre de la Justice gabonaise. Il souligne également que la loi ne prévoit pas explicitement le cas d’annulation simultanée des élections du Bâtonnier et des Membres du Conseil de l’Ordre. Selon lui, seule la saisine du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative du pays, permettra de résoudre cette situation complexe.

Me Jean Paul Moumbembé répond aux critiques et clarifie la situation

Interrogé sur une éventuelle instrumentalisation du Conseil d’État pour imposer la nomination d’un Bâtonnier intérimaire de son choix, Me Moumbembé rejette ces accusations comme étant des « folies ». Il explique que la formation collégiale du Conseil d’État est compétente pour nommer un  Bâtonnier intérimaire et que sa saisine est en cours. Il regrette néanmoins l’omission de demander explicitement la nomination du Bâtonnier intérimaire lors de la saisine initiale du Conseil d’État, ce qui a conduit à une période d’incertitude au sein du Barreau National du Gabon.

Concernant les rumeurs selon lesquelles Me Ntoutoume Lubin, ancien Bâtonnier, aurait une influence sur l’élection du Bâtonnier intérimaire, Me Moumbembé souligne que Me Lubin est lui-même impliqué dans le contentieux d’annulation des élections en tant que témoin et partie à l’instance. Il remet en question la légitimité d’organiser une Assemblée Générale Extraordinaire Élective du Bâtonnier Intérimaire sans respecter les règles fixées par le législateur gabonais et la jurisprudence administrative.

Me Moumbembé conclut en rappelant l’importance de préserver les traditions et les règles établies du Barreau National du Gabon. Il appelle à la responsabilité de tous les avocats, anciens et jeunes, pour maintenir l’ordre et l’intégrité de la profession juridique.

 

Source : Le Confidentiel

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