[Gabon]Social/Affaire CNSS : Face à la faillite redoutée, Bilie By Nze rassure les Gabonais
Le porte-parole du gouvernement, le ministre d’Etat Alain Claude Bilié By Nze, s’est exprimé devant la presse, le jeudi 09 dernier accompagné du ministre de la Santé et des affaires sociales. Il a abordé plusieurs sujets d’ordre Politique, Économique et Social.
Le Porte Parole du gouvernement a, une fois encore, fait un étalage de son art à décanter les situations extrêmement difficiles.
S’agissant du coût de la vie qui n’arrête plus d’asphyxier les populations, le ministre d’État Porte-parole du gouvernement a indiqué que le dernier Conseil des ministres sur hautes instructions du Chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, avait décidé de subventionner la farine et les produits pétroliers.
Ceci pour la simple raison que la guerre Russo-Ukrainienne a contribué à renchérir les prix des produits céréaliers avec pour conséquence majeure une flambée des prix de ces produits directement consommés par les ménages. Ne voulant pas voir cette réalité se transformer en une bombe sociale, le gouvernement a décidé de subventionner la farine de façon à contenir son prix dans la mesure du supportable par les populations.
Sur un autre plan, Alain Claude Bilié By Nze, a tenu à rassurer la population sur la volonté du gouvernement à maîtriser les prix à la pompe des produits pétroliers. Ce qui apparaît déjà comme une mesure salvatrice, pour les sociétés de transport et les automobilistes surtout en période qui précède les vacances d’été. Cela dit, on ne peut occulter les résultats mi-figue mi-raisin du gouvernement dans sa volonté antérieure de lutter contre la vie chère.
Les différentes mercuriales des prix lancées en grande pompe, n’ont jamais pu stabiliser la flambée des prix dans les quartiers. Au besoin de le dire, on peut aisément constater que les productions locales coûtent à bien des égards plus chers que les produits importés :
Il y a péril en la demeure, et les seules subventions de la farine et des produits pétroliers ne suffiront peut-être pas à désamorcer la bombe sociale qui couve dans le pays. D’autant qu’à côté de ces problèmes de second niveau, il y a la faillite redoutée de la CNSS dont la faute incombe sans conteste aux différents directeurs qui se sont succédé, et qui ont semble-t-il dilapidé des milliards en l’absence de tout contrôle d’État pour prévenir ces malversations.
Mieux, le dernier Conseil des ministres a pensé bon pour sortir la CNSS de son impasse, que de nommer Christophe EYI, déjà cumulativement Directeur Général Adjoint de la CDC, PCA de la SNI, comme le Président Directeur Général du comité de direction provisoire en charge de redresser la CNSS. Pourquoi autant de responsabilités pour une même personne ? Comment l’expliquer à ceux qui sont en attente d’un emploi depuis plusieurs années dans la haute administration ? La décision du Chef de l’État d’interdire le cumul des fonctions, est-elle toujours d’actualité ? Voilà autant de questions que le Gabonais se pose.
Alain Mbinah Mbinah