[Gabon]AFRIQUE DE L’OUEST/ POLITIQUE : LA CEDEAO LÈVE LES SANCTIONS ÉCONOMIQUES AU MALI

 [Gabon]AFRIQUE DE L’OUEST/ POLITIQUE : LA CEDEAO LÈVE LES SANCTIONS ÉCONOMIQUES AU MALI

Le Mali va pouvoir souffler : les dirigeants Ouest-africains ont levé ce 04 juillet à Accra les sanctions commerciales et financières qui étranglaient ce pays plongé dans une grave crise politique et sécuritaire depuis le mois de janvier.

Autre mesure forte prise au cours du sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’accord avec le Burkina Faso sur un calendrier de 24 mois avant le retour des civils au pouvoir à compter du 1er juillet 2022.

« Le sommet a décidé de lever toutes les sanctions économiques et financières à partir de ce jour », mais maintient les sanctions individuelles et la suspension du Mali des organes de la CEDEAO jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel, a déclaré lors d’une conférence de presse Jean-Claude Kassi Brou, président sortant de la Commission de la CEDEAO.

Le Mali, pays enclavé au cœur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d’état militaires en août 2020 et en mai 2021.  La crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis 2012 et le déclenchement d’insurrections indépendantiste et jihadiste dans le Nord.

« Les chefs d’Etat ont précisé que conformément à la charte, les militaires de la junte ne peuvent pas être candidats à l’élection présidentielle », a ajouté un autre responsable de la CEDEAO sous couvert de l’anonymat.

L’adoption d’une nouvelle loi électorale ouvrant la voie à la candidature d’un militaire à l’élection présidentielle demeurait un possible point de blocage dans les négociations qui durent depuis des mois. Les signaux étaient plutôt positifs ces derniers jours avec l’adoption par le Mali d’un certain nombre de prérequis indispensables pour l’allègement des sanctions.

Les autorités ont annoncé mercredi un calendrier électoral fixant la présidentielle à février 2024, le référendum constitutionnel à mars 2023, et les législatives entre octobre et novembre 2023. Il est venu compléter l’adoption le 17 juin d’une nouvelle loi électorale et la mise en place d’une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution.

Pierre Y.

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