[GABON]AFFAIRE YAMA : L’AVOCAT FRANÇAIS ÉRIC MOITET S’Y INVITE
La campagne ‘’Libérez Jean Rémy YAMA ’’ a dépassé les frontières gabonaises. Le dimanche 24 avril, Éric MOITET, avocat français a effectué le déplacement de son pays natal pour soutenir la cause de cette figure Syndicale Gabonaise.
Selon une source concordante, ce dernier prêtera mains fortes aux 6 avocats nationaux déjà sur l’affaire. Il fera montre de son expertise pour dénoncer l’injustice vécue par Jean Rémy YAMA et lui donner l’occasion de recouvrer sa liberté.
Le concerné a été reçu lundi dernier par les membres de Dynamique Unitaire dont Jean Rémy YAMA est le président, au siège même de la centrale syndicale situé au quartier Awendjé dans l’optique de s’enquérir de la situation afin de mieux maîtriser les contours de cette affaire. Reste à savoir si Éric MOITET est au Gabon à ses propres frais ou si l’intéressé a été appelé en renfort.
Rappelons que Jean Rémy YAMA avait été arrêté le 27 février dernier à l’aéroport de Libreville alors qu’il effectuait un voyage pour le Sénégal où il devait bénéficier des soins médicaux d’urgence liés à son état de santé. Après son arrestation, il a été conduit dans les locaux de la Direction Générale des contre-Ingérences et de la Sécurité Militaire (DGCISM) plus connue sous l’appellation B2 où il aurait été « brutalisé » avant d’être incarcéré le 2 mars dernier puis radier de la fonction publique quelques jours plus tard. En effet, le syndicaliste est poursuivi dans l’affaire de la SCI Serpentin du nom d’une société immobilière créée par des universitaires dans le but était de construire eux-mêmes des logements des enseignants sur un « îlot de 37 hectares » gracieusement offert aux universitaires à Angondjé par l’ancien président, Omar Bongo Ondimba. Le présumé coupable aurait donc fait montre de malice. Une accusation d’ailleurs que la victime désapprouve fortement. C’est un nouveau combat qui commence pour les militants du mouvement ‘’Libérez Jean Rémy Yama’’. Une lueur d’espoir aurait vu le jour.
C’est pour la seconde fois que Jean Remy Yama est jeté en prison. En 2016, il avait passé 89 jours à la prison centrale de Libreville par ce que l’accusation avait estimé à l’époque qu’il aurait « jeté des cailloux » sur des policiers. La question qui demeure est de savoir à qui cela profite réellement ?
On rappelle que Jean Remy Yama a été arrêté dimanche dernier alors qu’il s’apprêtait à se rendre au Sénégal pour des soins médicaux. Il souffre des problèmes cardiaques.
NVONO Alfrevy.