Gabon : Un pas de plus vers la cohabitation pacifique entre l’homme et la faune

 Gabon : Un pas de plus vers la cohabitation pacifique entre l’homme et la faune

Le 17 mars 2025, le Gabon a franchi une nouvelle étape dans la lutte contre les conflits entre populations et faune sauvage. Le Ministre des Eaux et Forêts, le Général Maurice Ntossui Allogo, a officiellement lancé les Brigades de Chasse et d’Atténuation du Conflit Homme-Faune (CHE). Une initiative qui marque la volonté du gouvernement d’apporter des solutions concrètes à une problématique qui touche de nombreuses communautés rurales.  

Des vies brisées, un État à l’écoute 

Derrière les chiffres et les arrêtés ministériels, il y a des drames humains. Pour de nombreuses familles, le conflit homme-faune ne se résume pas à un concept administratif, mais à des pertes déchirantes. Cultivateurs attaqués, villages envahis, récoltes dévastées… Dans certaines régions, la peur s’est installée, rythmée par la menace des éléphants et autres animaux sauvages.

C’est pourquoi, au-delà du déploiement des brigades, le gouvernement a pris une mesure forte en annonçant un soutien direct aux victimes. Lors de la cérémonie, des blessés et des familles endeuillées ont reçu des bons de paiement en guise de compensation. Une reconnaissance tardive pour certains, mais une avancée majeure pour d’autres qui voient enfin leur souffrance prise en compte.

Une réponse concrète sur le terrain 

Les nouvelles brigades ne seront pas de simples unités d’intervention. Elles auront un rôle multiple : mener des battues administratives pour éloigner les animaux dangereux, réguler la chasse durablement et venir en aide aux victimes. Afin de leur permettre d’agir efficacement, le gouvernement a doté ces brigades de véhicules et d’équipements spécialisés.

Mais au-delà de l’action immédiate, une question demeure : comment assurer la pérennité de ces efforts ? Le ministère envisage déjà la création d’un fonds dédié au CHE, une initiative qui, si elle voit le jour, pourrait garantir un financement stable pour ces brigades et une meilleure prise en charge des victimes sur le long terme.

Un espoir pour les communautés rurales

Avec cette initiative, l’État envoie un message clair : le conflit homme-faune n’est plus un problème secondaire, mais une urgence nationale. Reste maintenant à voir si ces brigades parviendront à apaiser durablement les tensions. Pour les communautés touchées, l’espoir renaît. Mais toutes gardent en tête une question essentielle : cette fois, sera-t-elle la bonne ?

 

Justin Mbatchi 

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