[Gabon] Travaux Publics : les Architectes s’en remettent à leur tutelle pour une sortie du tunnel
Désabusés par un marché de la construction, qui ne respecte plus le cadre légal de l’acte de bâtir, les architectes gabonais sollicitent le soutient du Ministre Léon Armel Bounda Balonzi, pour remplir leurs carnets de commandes.
Le marché de la construction au Gabon, n’augure pas de visibilité pour ses praticiens en tête desquels les architectes regroupés au sein de l’Ordre gabonais des Architectes (OGA) institué le 30 novembre 1967.
Et depuis cette date, cette profession qui se veut à la pointe de tout acte de bâtir, n’a jamais véritablement décollé en terre gabonaise.
La faute est imputable aux mauvaises mœurs pratiquées dans le domaine de la construction au Gabon, et qui effacent d’un revers l’apport des architectes.
Dans un tel contexte, difficile à croire que le permis de construire, véritable sésame ailleurs avant toute construction, soit respecté au Gabon.
Du coup, l’Ordre gabonais des Architectes (OGA) était reçu en audience ce vendredi 19 novembre 2021, par lei ministre des Travaux Publics, Léon Armel Bounda Balonzi, pour trouver des voies et moyens qui permettraient de relancer la machine à construire des architectes gabonais qui se plaignent de plusieurs choses.
À commencer par leur siège, qui n’est pas d’un standing appréciable au regard de ce que peut représenter cette profession dans l’édification d’une cité moderne. Sur ce point précis, le ministre Bounda Balonzi promet de tout faire, pour trouver un terrain constructible aux architectes.
L’OGA a également sollicité auprès du ministre l’application dans toute sa rigueur de la loi d’urbanisme, sans laquelle les archis gabonais seront voués à la perdition.
Pourtant, on parle d’une profession d’architecte qui avait déjà su prendre son envol autour de 1864 et qui se trouve encore encadrer par des décrets au Gabon.
L’Ordre des Architectes Gabonais amené par son nouveau président, Erichk MAURO, ne digère surtout pas la concurrence des cabinets d’architecture étrangers souvent introduits au Gabon par des institutions voir bailleurs de fonds, et qui raflent toute la commande publique.
Sur ce point le ministre Léon Armel Bounda Balonzi, conscient des efforts du gouvernement dans l’employabilité des Gabonais, est disposé pour une participation des architectes dans le projet PASIG 1, qui inclut la réalisation de plusieurs infrastructures communautaires telles que les marchés, les centres associatifs et des stations pour ne citer que ceux-là.
» C’est possible que tout le monde puisse avoir accès aux architectes », répondu Erichk MAURO, l’actuel président de l’OGA.
Mais cela passe par une reconsidération de cette profession à tous les étages de la cité, car on ne comprend pas toujours pourquoi le permis de construire n’est pas d’obligation sur l’ensemble des chantiers de construction ?
Au besoin de le dire, cette profession d’architecte fait même office de garantie dans certains cas, notamment en matière d’assurance décennale. Alors comment peut-on vouloir se passer d’une telle profession en terre gabonaise ?
Cette rencontre entre le ministre des Travaux Publics, Léon Armel Bounda Balonzi et l’OGA, a démontré plusieurs points de convergence qui laissent croire aux architectes à une sortie de tunnel pour bientôt.
Alain Michel Mbinah