[Gabon] TRANSPORT URBAIN : LES PRIX NE BAISSENT PAS À OYEM
Les transporteurs urbains de la ville d’Oyem au Nord du Gabon, refusent de baisser les prix de transports urbains et ce, malgré la levée des mesures restrictives contre la Covid-19. Le préfet du département du Woleu, dans la province du Woleu-Ntem a d’ailleurs convoqué une réunion avec les acteurs de ce secteur pour trouver une porte de sortie pour le bien des usagers.
Cette rencontre avec le préfet de la localité n’a pas tenu toutes ses promesses, car les transporteurs urbains, précisément les taximen et clandomen signent mordicus et ne veulent pas revoir le prix du trajet qui a quadruplé. Malgré les interpellations des responsables des différents syndicats du pays, le transport dans la partie septentrionale du pays et partout ailleurs ne se frotte pas aux nouvelles mesures gouvernementales qui exigent entre autres, que les anciens tarifs en matière de transport reviennent au-devant de la scène.
Au demeurant, les transporteurs terrestres notamment ceux qui exercent comme taxis et autres clandos n’ont pas hésité à se tailler la part du lion avec le prix du trajet classique qui avait connu une hausse exponentielle. Ces derniers accusent la réduction du nombre de passagers, imposé par le gouvernement qui passe désormais de 19 à 15 places pour les taxis bus.
De son côté, le gouvernement ne communique pas sur ces nouvelles mesures dont on ignore jusqu’à présent les motivations. Seul constat: c’est la population, toujours la population et rien que la population qui paye et qui continue de payer le lourd tribu dans une situation où leur maigre épargne vient d’être littéralement ravagé par la pandémie de la COVID-19.
Les prix du carburant n’ont pas baissés, mais le nombre de place pour les transporteurs lui, a baissé. Va comprendre qui peut. Comme à la jungle où chacun dicte sa loi, les opérateurs économiques ne semblent pas décidés à revenir aux anciens tarifs au regard desdites nouvelles mesures gouvernementales.
On attend de voir la réaction des autorités face à ce problème qui se dessine à l’horizon comme un nouveau bras de fer qui va opposer les transporteurs et les usagers d’Oyem et bientôt dans d’autres localités, qui eux, veulent voir adopter la nouvelle tarification comme annoncé par le gouvernement.
NVONO Alfrevy.