[Gabon] Société : le système des pensions retraites dans le gouffre

 [Gabon] Société : le système des pensions retraites dans le gouffre

Selon Pierre Mintsa, le système des pensions retraites est confronté à un manque de liquidité qui pourrait occasionner sa faillite, si les recrutements ne s’enchaînent pas dans la fonction publique.

Pierre Mintsa s’appuie sur la norme internationale qui prévoit six (6) actifs pour un retraité. Quand, à contrario, le Gabon ne présente actuellement que trois (3) actifs pour un retraité. Le décalage est énorme, d’où les problèmes rencontrés par le système des pensions retraites. Et Pierre Mintsa que d’évoquer d’inquiétude du Chef de l’Etat qui s’adressait il y a quelque temps aux deux chambres en ces termes « pensons au système de retraites de nos aînés ». Comme pour dire que des efforts sont à pourvoir à ce niveau.

Les recrutements doivent afficher une toute autre tendance, d’autant que même « les quelques recrutements observés ces derniers mois dans la fonction publique ne concernent que les sortants écoles », a soutenu Pierre  Mintsa, lequel précise par ailleurs que cela s’est fait grâce au soutien de l’ancien Coordonnateur Général des Affaires Présidentielle, Noureddin  Bongo VALENTIN, qui a été le facilitateur dans ce dossier. Mais maintenant qu’il a été appelé à d’autres fonctions, Pierre Mintsa craint un enlisement de ce dossier. 

Car il y a d’autres catégories, à l’instar des travailleurs en attente d’intégration et ceux de la main d’œuvre non-permanente qui attendent toujours de voir le bout du tunnel. Globalement, les recrutements doivent pouvoir se faire en fonction des attentes au niveau du système de retraites de façon à respecter un certain équilibre. Autrement dit, comme le souligne Pierre Mintsa, « les questions de recrutement sont étroitement liées aux pensions retraites. On ne peut traiter l’un, sans l’autre », a-t-il prévenu en rendant responsable le ministre de la fonction publique du fiasco actuel.

Et Pierre Mintsa que de conclure en indiquant que la fonction publique a sacrifié un grand pan de la jeunesse gabonaise.

Alain Mbinah

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