[Gabon] PROPOS DE JEAN-PING SUR FRANCE 24 : LE GOUVERNEMENT SAISIT LA JUSTICE
Le gouvernement de la république gabonaise a, dans un communiqué diffusé ce 02 mars, déclaré saisir la justice face aux propos de l’opposant Jean-Ping sur la télévision France 24. Pour l’État, ces propos incitent à la désobéissance civile et à un coup d’état dans le pays.
Face à la déclaration de l’opposant Jean-Ping jugée séditieuse par les autorités sur la télévision internationale française d’information France 24, le gouvernement à décidé de se remettre à la justice gabonaise pour appréciation « ces propos gravissimes sont inacceptables et tombent d’ailleurs sur le coup de la Loi. Le gouvernement gabonais tient à rappeler son profond attachement à la légalité constitutionnelle et son profond respect des règles démocratiques qui prohibent toute action violente à des fins politiques. Le gouvernement tient à rassurer la population gabonaise sur le fait que leur sécurité est et sera pleinement assurée, et la paix et concorde garanties dans notre pays. Les propos de M. Jean-Ping, soulèvent la responsabilité morale de France 24 en tant que diffuseur. L’appel au coup d’état et à la guerre civile ne relève pas plus que de la liberté d’expression, du droit à l’information, mais bel et bien d’une opération de déstabilisation. Au regard de la gravité des faits, susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales, le gouvernement gabonais se réserve le droit de porter plainte auprès des autorités judiciaires compétentes. »
En effet, le lundi 28 février dernier, le leader de la Coalition pour la nouvelle République avait déclaré sur la télévision internationale française d’information France 24 qu’il « accédera au pouvoir avant 2023 peu importe la manière ». Et d’ajouter, « Il ne faut pas attendre la prochaine élection pour qu’il y ait transmission pacifique du pouvoir. Nous accéderons au pouvoir de toute façon. Avant 2023 d’une manière ou d’une autre (…) il me suffit de claquer les doigts pour que mes partisans avancent dans une direction ou une autre. Je les vois tous les jours. Simplement, que je ne souhaite pas que le Gabon entre en guerre civile. Donc je fais tout pour que la passation de pouvoir se passe d’une manière pacifique ».
Nvono Alfrevy.