[Gabon] POLITIQUE/ UN : bien plus qu’une visite de courtoisie ! 

 [Gabon] POLITIQUE/ UN : bien plus qu’une visite de courtoisie ! 

À l’occasion du 12e anniversaire de l’Union nationale (UN), sa présidente, Paulette Missambo a décidé d’aller la rencontre des commerçantes exerçant dans trois marches de Libreville. Une sortie loin d’être anodine sur le plan politique.

Les observateurs et autres analystes du macrocosme politique ont bien compris la volonté inébranlable de la nouvelle figure de l’UN de tisser sa toile. C’est tout le sens de sa récente descente dans les marchés de la capitale gabonaise. Selon le communiqué pondu par le service de communication de sa chapelle, l’objectif consistait à échanger avec les commerçantes sur leurs conditions de vie. Une célébration pour ainsi dire sobre, voire atypique.

Toutefois, ce modus operandi est loin d’être désintéressé. En se prêtant aux questions de la presse, la native de Mulundu a d’ailleurs avoué que les produits commercialisés par ces femmes finissent sur toutes les tables ; et ce, sans aucune distinction de classes sociales.

En effet, l’ancienne députée de Mulundu est bel et bien consciente que les femmes, particulièrement les commerçantes, non seulement constituent un vivrier électoral important, mais également draine du monde derrière elles. À un an des élections générales à venir, le rapprochement avec les populations notamment la moyenne et basse classe s’impose de lui-même. C’est dire que le timing n’est pas fortuit !

Autre raison dudit choix, et pas de moindres, la volonté d’imprégner sa marque de fabrique. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette ancienne enseignante veut positionner ou plutôt repositionner son Parti comme étant celui des « masses », pour reprendre l’image du Parti démocratique gabonais (PDG) dans lequel elle a fait ses classes avant d’en claquer la porte. Mieux cette sortie marque un changement de paradigmes. Couper le cordon ombilical avec le « vieil homme », Zacharie Myboto, tel semble être le signal envoyé par Paulette Missambo et son équipe.

Une célébration, précisons-le, sous fond de tension interne. Un truisme. Depuis qu’elle a été portée au pinacle, un schisme qui ne dit pas son nom est observable dans les rangs de l’UN. Les militants ballottent entre deux camps : le siens et celui de son challengeur Paul-Marie Gondjout. En atteste la victoire d’une courte tête de la fille de Mulundu. Une victoire dont les stigmates sont encore visibles.

Paul Ndombi

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