[Gabon] politique : deux nouveaux ouvrages pour enrichir le débat constitutionnel

 [Gabon] politique : deux nouveaux ouvrages pour enrichir le débat constitutionnel

Edmond Okemvele Nkogho présente ses deux ouvrages à la communauté Scientifique pour enrichissement le week-end dernier. Les deux parutions éminemment politiques prônent un changement de régime politique au Gabon.

L’ancien président du conseil économique social et environnemental veut enrichir sa réflexion pour un changement de régime politique au Gabon. Favorable au passage d’un régime présidentialiste et Gaulliste à un régime anglo-saxon, Edmond Okemvele Nkogho a réuni le week-end écoulé la communauté scientifique universitaire au cours d’une conférence débat citoyen autour du thème Exposé des motifs : Esquisse de la constitution de la deuxième République Gabonaise. 

L’objectif de l’auteur est de susciter le débat et recueillir les avis des uns et des autres en vue d’enrichir voire améliorer son ébauche de la nouvelle Constitution qui devrait entériner si elle est adoptée au cours d’un référendum, le changement de régime politique au Gabon. 

Cela est d’autant plus nécessaire selon l’ingénieur de formation, car le régime actuel inspiré du modèle français ne permet pas une meilleure répartition des richesses et un développement harmonieux du pays. Ce qui est tout le contraire du modèle anglais basé sur un développement équilibré de l’ensemble du territoire national. D’ailleurs, Edmond Okemvele  Nkogho fait le constat selon lequel, sur les dix premiers pays africains les plus développés, aucune colonie française n’y figure. La même chose est observée sur le classement des dix grosses fortunes d’Afrique où ne figure pas un seul ressortissant des pays francophones. 

Les hommes politiques de tout bord ont eux aussi pris part à cette rencontre notamment Richard Moulomba Mombo. En partie du même avis qu’Edmond Okemvele Nkogho, le président de l’ARENA a ajouté que ce n’est pas tant le système qui est mauvais, ce sont plutôt les hommes qui l’animent. Pour lui, on peut changer de régime politique, mais si les hommes qui l’animent ne sont pas intègres et des modèles le résultat sera le même. Puisque les institutions ne valent que ce que valent les hommes qui les animent, va-t-il conclure.

A.O

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