[Gabon] Politique : 270 milliards pour reconstruire les villes gabonaises
Le Parti social démocrate (PSD) et son président, Pierre Claver Maganga Moussavou, ont présenté ce jeudi 17 juin 2021 à la presse, les grandes lignes de la provincialisation.
Selon l’ancien Vice-président, Pierre Claver Maganga Moussavou, la provincialisation s’impose au Gabon après l’échec cuisant et sans appel de la politique de décentralisation et déconcentration telle que menée au Gabon.
Le président du PSD porteur de ce projet de développement pour le Gabon, estime cependant que pour mener à bien cette transformation, il faudra un changement de mentalité à tous les étages de la société. Une société qui est selon Maganga Moussavou, prise en otage par les nombreux détournements de fonds publics.
C’est donc à cœur joie que l’ancien vice-président de la république prône dans un premier temps, pour la promotion du triptyque éthique individuelle, éthique du pouvoir et finalement éthique de développement.
Cette vision s’oppose à la politique centralisée actuellement en application dans le pays, et que l’on rend responsable du retard de développement particulièrement dans l’intérieur du pays où tout reste à faire pour freiner l’exode rural. « Malgré la délégation de pouvoir dans le cadre de la décentralisation, bien des préfets n’ont toujours pas de moyens pour développer leur localité. Et il leur faut toujours attendre que la décision vienne de l’Etat central pour décider du sort des populations ».
Les carences structurelles n’en sont que nombreuses : absence d’écoles, des routes, de tissu économique véritable et d’une administration clairvoyante.
Le leader du PSD pense que les choses se sont mal faites jusqu’ici, toute chose qui a pénalisé le développement territorial.
C’est en cela qu’il croit dur comme fer, a son ambition « nous allons consacrer 10 % du budget de l’Etat à la provincialisation », a indiqué Maganga Moussavou lors du 3e Forum de la presse, laquelle marquait également l’épilogue de la première phase.
Maganga Moussavou va plus loin et compte débloquer 500 milliards au service des routes. C’est un total de 270 milliards que Maganga Moussavou veut allouer au développement des régions, tout en assurant cependant le contrôle pour limiter les détournements de fonds qui sont aujourd’hui une marque de fabrique gabonaise.
Alain Mbinah