[Gabon] NÉCROLOGIE : PATRICK NGUEMA NDONG REJOINT LE MONDE INVISIBLE
L’animateur célèbre de la radio panafricaine Afrca N°1 a rejoint le monde invisible ce 24 décembre 2021, à la veille de la fête de la nativité à Libreville. Connu à travers sa voix dans le magazine, «les aventures mystérieuses », l’homme laisse des fans africains dans l’émoi. La nouvelle fait le tour des médias locaux et étrangers depuis ce 24 décembre et la nouvelle est bien confirmée, Patrick Nguema Ndong est mort.
Le fondateur des aventures mystérieuses s’est éteint des suites de maladie à la clinique Chambrier à Libreville à l’âge de 64 ans. Star de la radio panafricaine Africa N°1, il était connu de tout le continent noir et au-delà grâce à son feuilleton radiophonique dont il incarnait tout seul toutes les voix et tous les rôles.
Du sorcier Fifian Ribana, en passant par le général Mangani Mangwa ou le professeur Eubénézer Euthanazief, Patrick était le Marvel africain, car ses personnages tirés de l’imaginaire et qui racontaient les réalités du continent, faisaient rêver plus d’un. Le désormais regretté Nguéma Ndong animait également « Triangle », une autre émission sur Africa N°1 qui l’a révélé comme un spécialiste des sciences occultes. Il y faisait intervenir des tradipraticiens et des acteurs de l’ésotérisme.
Au cours de cette émission, on y interprétait des rêves et leur signification mystique ou mystérieuse. Parfois, les auditeurs appelaient pour avoir des consultations occultes via la radio. Une popularité qui l’a conduit dans plusieurs pays africains et européens à la rencontre de ses fans.
Il y a quelques mois, il avait annoncé la sortie d’une bande dessinée qui porterait le nom de la célèbre série de science-fiction qui se déroulait dans la ville de « Bangos ». Né à Royat en France en 1957, ce franco gabonais possédait un master en littérature comparée et d’études religieuses à l’Université d’Indiana aux États-Unis.
Amoureux des sports de combat, il était formé en karaté shotokan et a étudié le Viet vo dao, art martial vietnamien.
Pierre Y.