[Gabon] LUTTE CONTRE L’APATRIDIE : VERS LA CRÉATION D’UN COMITE INTERMINISTERIEL

 [Gabon] LUTTE CONTRE L’APATRIDIE : VERS LA CRÉATION D’UN COMITE INTERMINISTERIEL

Pour lutter contre le phénomène d’apatride au Gabon, le ministre de la Justice chargé des droits de l’homme et de l’égalité entre les genres a reçu en audience il y a quelques jours le représentant du haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés. Au cours de leurs échanges, il a été question de mettre en place un comité interministériel qui permettra de réduire l’apatridie sur l’ensemble du territoire.

Malgré les dispositions prises par les autorités gabonaises pour mettre fin au phénomène, l’apatridie prend toujours de l’ampleur. C’est justement pour y faire face que le ministre de la Justice chargé des droits de l’homme et de l’égalité entre les genres s’est entretenu avec le représentant du haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Ce tête-à-tête a dans un premier temps, permis de faire le point sur la condition des apatrides et en second point, d’évoquer la possibilité de créer un comité interministériel pour lutter contre ce phénomène.

« La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui stipule qu’être libre et jouir de son droit civique est un idéal universel consacré est claire. Seulement, nous constatons pour le déplorer qu’une bonne partie de la population gabonaise ne bénéficie pas de ce droit. Nous avons donc jugé utile de créer un comité national interministériel qui permettra de traiter les questions devant aider à prévenir et réduire l’apatridie au Gabon », a déclaré Erlyne Antonela, ministre de la Justice chargée des droits de l’homme et de l’égalité.

Cet entretien a aussi été une occasion pour Olivier Guillaume, représentant du haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, de présenter la campagne du HCR de l’apatridie au Gabon. 

Répandue dans de nombreux pays africains, l’apatridie est définie comme le fait pour une personne de n’être reconnue par aucun État, comme étant son ressortissant par application de sa législation. Cette application passe dès la naissance par l’établissement d’un acte de naissance qui est la première preuve de la nationalité.

NVONO Alfrevy.

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