[Gabon] International/110e Conférence internationale de l’OIT : Le Gabon réitère son engagement
Conduite par Habiba Issa Ep. Yanga, Secrétaire générale du ministère du travail, une délégation gabonaise a pris une part active à la 110e Conférence internationale du Travail qui s’est tenue à Genève du 27 mai au 11 juin dernier.
Les délégués ont adopté « une résolution visant à ajouter un environnement de travail sûr et sain aux quatre Principes et droits fondamentaux au travail. »
Ce sont plus de 4 000 représentants des gouvernements, des travailleurs et des employeurs de 177 États membres de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui ont pris part aux travaux de la 110e session de la Conférence internationale du Travail. Pour cette première Conférence en présentiel depuis 2019 en raison de la pandémie de Covid-19, les échanges ont porté sur « La sécurité et la santé au travail, l’apprentissage, l’économie sociale et solidaire.»
Le Gabon, représenté par une délégation conduite par la Secrétaire générale du ministère du travail, Habiba Issa Ep Yanga a mis en avant les transformations structurelles opérées lors de la crise sanitaire de Covid-19 pour assurer l’avenir du Travail.
Il s’agit notamment du Plan de riposte et de soutien économique et social qui s’est matérialisé par la fixation d’un taux d’allocation de chômage technique ; le soutien aux entreprises en difficulté à travers un guichet d’urgence. Des mesures ont également été prises pour faire face aux défis du monde du travail au-delà de la crise sanitaire, en l’occurrence la création de la valeur ajoutée dans les grands secteurs de l’agriculture, la manufacture et les services, en mobilisant des ressources intérieures, en investissant dans l’économie des soins, et en améliorant la productivité.
Sur le plan juridique, un nouveau Code du Travail a été promulgué en fin 2021. Il consacre l’égalité d’accès au travail des femmes et des hommes ainsi que la lutte contre toute forme de discrimination, garantie l’employabilité en consacrant plusieurs formes contractuelles d’emploi, et codifie le harcèlement sexuel.
Par ailleurs, le Gabon a réaffirmé son appui aux conclusions et orientations contenues dans la déclaration d’Abidjan, en tant que feuille de route de la région africaine sur ces questions.
Résolutions
Durant deux semaines de travaux, les parties prenantes ont passé au peigne fin la situation des travailleurs dans plusieurs pays, particulièrement « des témoignages alarmants, voire déchirants, de la situation de personnes dont la vie, les moyens de subsistance et la liberté sont en jeu ». Mais aussi les efforts effectués par certains États.
Les travaux se sont achevés sur l’adoption d’une résolution visant à ajouter un environnement de travail sûr et sain aux quatre Principes et droits fondamentaux au travail existants, en droite ligne avec la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail de 1988. Tous les États membres de l’OIT s’engagent à respecter et à promouvoir ces principes et droits, qu’ils aient ou non ratifié les conventions correspondantes.
La session plénière a également été marquée par l’approbation de huit amendements à la Conversation du travail maritime, 2006, et adopté le rapport de la Commission du travail décent et de l’économie sociale et solidaire.
Au nombre des changements, l’arrivée d’un nouveau directeur général à la tête de l’Organisation internationale du travail (OIT), en septembre prochain. Après dix ans à ce poste, Guy Ryder sera remplacé par Gilbert Houngbo, du Togo.
Prochain rendez-vous, du 5 au 16 juin 2023 pour la 111e Session de Conférence internationale du Travail.
La rédaction