[Gabon] GUINEE/COUP D’ETAT A CONACKRY : LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONAL S’INSURGE

 [Gabon] GUINEE/COUP D’ETAT A CONACKRY : LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONAL S’INSURGE

Depuis la prise du pouvoir par des forces spéciales guinéennes, les voix de la communauté internationale ne cessent de se faire entendre. Plusieurs condamnent le coup d’état malgré la satisfaction qui peut se lire sur le visage de certains Guinéens.

Quelques heures après l’annonce de l’arrestation d’Alpha Condé par les Forces Spéciales avec à sa tête le colonel Mamady Doumbouya et de la mise en place d’un Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), des réactions ne se sont pas faites attendre. Sur le plan continental, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont condamné, ce dimanche, la prise de pouvoir par les armes à Conakry, demandant la libération immédiate du président Alpha Condé.

Dans un communiqué signé du président en exercice, le chef de l’État ghanéen, Nana Akufo-Ado, la CEDEAO a fait part de sa grande préoccupation et a condamné « cette tentative de coup d’État ». Sur la scène internationale, la France a vivement réagi. Paris, à travers le Quai d’Orsay, « s’est joint à l’appel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest pour condamner la tentative de prise de pouvoir par la force » survenue dimanche et « demander le retour à l’ordre constitutionnel ». Quelques heures plus tard, le département d’État américain a fait de même en indiquant que la violence et les mesures ne feraient qu’éroder les perspectives de paix, de stabilité et de prospérité de la Guinée.

Dans un tweet, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a « fermement » condamné ce qui se passe dans la capitale guinéenne avant d’appeler également « à la libération immédiate du président Alpha Condé », en précisant  suivre la situation dans le pays « de très près ». Des réactions en chaîne qui ne cessent de condamner et de dénoncer ce « putsch » qui a favorisé la mise à l’écart de l’ancien homme fort de Guinée.

Dans certains coins de la capitale Conakry, plusieurs Guinéens dans la joie déclarent « qu’il était temps que cela arrive, car le pays connaît une mal-gouvernance, des malversations au plus haut sommet de l’Etat et qu’un troisième mandat pour Alpha Condé n’était pas acceptable ». Cette situation, il faut le dire, mettra en mal les relations diplomatiques, bilatéraux et autres accords entre ce pays d’Afrique de l’Ouest et le reste du monde.

Rappelons que c’est très tôt dans la matinée du 05 septembre, que des tirs nourris d’armes automatiques ont retenti sur la presqu’île de Kaloum, centre névralgique de Conakry, la capitale de la Guinée, où siègent la présidence, les institutions et les bureaux d’affaires. Des tirs qui annonçaient déjà un énième coup d’état depuis l’indépendance du pays et la prise du pouvoir par des hommes en uniforme.

Nvono Alfrevy

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