[Gabon] État d’urgence sanitaire : énième bourde de l’Exécutif !

 [Gabon] État d’urgence sanitaire : énième bourde de l’Exécutif !

Entre vices de procédure des arrêtés gouvernementaux, d’ailleurs récemment attaqués par le Copil citoyen, et une promulgation de loi tardive par le président de la République, l’Exécutif gabonais multiplie les bourdes dans sa stratégie de lutte et riposte contre le Covid-19.

Décidément, le pouvoir exécutif foule aux pieds l’orthodoxie juridique et administrative ; et ce, au vu et su du peuple gabonais. De quoi susciter l’ire des parlementaires de l’opposition. Le député Jean Robert Goulangana et ses collègues des deux chambres du Parlement sont vent debout contre ce qu’ils considèrent comme étant des mesures cavalières voire totalement illégales. D’où la déclaration incendiaire, ce mardi matin, devant les anciens locaux provisoires de l’Assemblée nationale, sis au Boulevard Triomphal.

Occasion pour les parlementaires de l’opposition d’annoncer à l’opinion publique leur requête introduite auprès du Conseil d’État. Le nœud gordien résidant dans le fait que depuis le dernier décret présidentiel donnant un blanc-seing aux mesures gouvernementales de lutte et riposte contre la pandémie mondiale, aucune loi de ratification n’a été promulguée à ce jour.

Conséquence : les gouvernants maintiennent illégalement les mesures d’état d’urgence dont le couvre-feu et les libertés à se mouvoir en toute allégresse depuis deux ans. C’est pourquoi les initiateurs de ladite saisine demandent au Conseil d’État de lever les mesures gouvernementales querellées.

Pour rappel depuis décembre dernier, l’exécutif reçoit pour ainsi dire des déculottées dans sa stratégie à imposer subtilement la vaccination de masse. Comment justifier de telles erreurs de débutant commises par l’Exécutif ? Quelle est donc l’utilité des « éminences grises » et autres spécialistes du droit au service de la classe dirigeante ? Dans tous les cas, les différents rappels des procédures politico-juridiques aux gouvernantes accentuent de plus en plus le désamour des populations envers les dirigeants.

Paul Ndombi

Related post