[Gabon] Éducation/UOB : États Généraux pour une sortie définitive de crise
Durant quatre jours, toutes les parties prenantes de l’Université Omar Bongo (UOB) ont vivement pris part aux états généraux du temple du savoir en y proposant une série de recommandations qui serviront de rampe de lancement à des solutions idoines.
Selon le Secrétaire Général de l’UOB, Henriette Aurélia Mombey épz. LEBONDA MASSALA, ce sont les responsables administratifs, experts, syndicats, étudiants, personnels ATOS, qui ont pris part avec engouement à ces états généraux de l’UOB 50 ans après sa création. La patronne de l’administration universitaire estime que cet événement qu’elle qualifie d’inédit, a été un moment de vérité qui aura permis d’asseoir une véritable introspection du vécu de l’UOB en un demi-siècle au service de la formation supérieure.
Mieux, les participants après quatre jours de réflexion ont convenu ensemble à une série de solutions qui soient à même d’assainir les nombreux maux qui minent le fonctionnement de l’UOB. Livrées sous forme de recommandations, ces nombreuses solutions ne pourront malheureusement pas être toutes appliquées dans l’immédiat, en raison du manque de volonté politique devenu légion au Gabon.
Cela dit, on peut au moins se féliciter de la pertinence des recommandations formulées, attestant au passage le sérieux qui a caractérisé ces états généraux. « La liberté de ton qui a été la vôtre, lors de vos échanges, y a sans doute contribué », a soutenu Henriette Aurélia Mombey épz LEBONDA MASSALA.
Sur un autre plan, les informations issues des États Généraux vont servir de base de données utiles pour les autorités compétentes afin de prendre des décisions concrètes face aux dysfonctionnements observés tout au long des 50 ans d’activité de l’UOB selon le secrétaire général. Elle va par ailleurs promettre au parterre des participants que « le résultat de vos réflexions sera soumis aux instances statutaires internes, notamment le Conseil de l’Université et le Conseil d’Administration en vue de leur validation avant leur transmission à qui de droit ».
Toutefois, on peut s’imaginer qu’à la lumière des problèmes débattus, celui portant sur l’augmentation des capacités de l’UOB demeure une priorité pour les responsables universitaires.
Alain Michel Mbinah