[Gabon] ÉDUCATION : La conasyced et le Sénat, de concert pour faire plier le gouvernement

 [Gabon] ÉDUCATION : La conasyced et le Sénat, de concert pour  faire plier le gouvernement

Les enseignants du Gabon réunis au sein des deux plus importantes centrales syndicales du secteur de l’Éducation, appellent le gouvernement à satisfaire leurs revendications qui n’ont que trop duré.

Sur cette base, la Conasyced et le Sénat ont été reçus vendredi 15 octobre dernier par Daouda Mouguiama, ministre de l’Éducation nationale.  Au sortir de cette rencontre, rien de concret n’a filtré à l’avantage des enseignants « l’interlocuteur n’a pas répondu favorablement à nos revendications », a confié à la presse nationale et internationale, Fridolin Mve Messa, Président du Syndicat National du Secteur de l’Éducation (SENA).

Il faut dire que ce chassé-croisé entre le gouvernement et les enseignants ne date pas d’aujourd’hui, et les 30 000 enseignants du Gabon sont plus que jamais prévenus des manœuvres politiciennes de leur tutelle. C’est pourquoi ils posent comme préalable à leur retour dans les salles de classe : l’activation de l’arrêté qui met en place la commission interministérielle, chargée d’étudier les dossiers de recrutement direct ; la signature du décret portant organisation des concours internes d’entrée dans les grandes écoles du secteur de l’Éducation ; la mise en place du guichet spécial, pour la régularisation des situations administratives des agents du secteur éducatif.  Même si sur ce point précis, Daouda  Mouguiama a indiqué aux représentants des deux centrales, avoir régularisé près de 1000 dossiers depuis sa prise de fonction.

Mais il parait clair que cela ne pèse pas grand-chose sur la balance « nous avons répondu à la tutelle, que cela ne représente rien en terme de pourcentage par rapport aux 30 000 enseignants que nous sommes », a souligné en toute clairvoyance, Fridolin Mve Messa. 

Sachant que les enseignants du SENA et de la Conasyced, sont désormais dans une dynamique d’ensemble pour faire plier le gouvernement « nous attendons que le gouvernement nous amène ces différents textes pour que lors de l’assemblée générale de vendredi prochain, nous puissions réviser notre position », a conclu le président du SENA, lequel ne partage pas non plus le fait que les enseignants soient restés environ 5 ans sans bénéficier d’aucun stage. Par ce fait, plusieurs plans de carrière ont été ainsi brisés dans cette corporation.

Alain Michel Mbinah

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