[Gabon] Économie/Tourisme : l’Agatour et les hôteliers, pour une amélioration de la mise en quarantaine
Voici maintenant une semaine, que le ministère du Tourisme a mise en exécution les instructions du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, concernant la mise en quarantaine des passagers internationaux.
Et, une semaine après, le tour est revenue à l’Agatour pour réviser le processus mis en place avec les hôteliers en vue de son amélioration.
Et à ce niveau, les hôteliers ont indiqué à Christian Mbina, Directeur Général de l’Agatour, qu’il y a des passagers qui arrivent sans leur réservation d’hôtel. À cela, s’ajoute celui du transfert des passagers de l’aéroport vers les hôtels partenaires. Car, si pour l’heure Trans’Urb semble assurer l’essentiel, selon Christian Mbina, ce service obtenu gratuitement via un contrat de gré à gré, pourrait ne pas arranger les choses à long terme pour Trans’Urb. C’est pourquoi, Christian Mbina souhaite que certains opérateurs puissent prendre le relai le moment venu, à travers des navettes affrétées par les hôteliers.
L’autre piste de solution qui a également été retenue consisterait à une augmentation par les hôteliers de 2000 F CFA du tarif de transport, montant à reverser à la société Trans’Urb à titre compensatoire.
Pour sa part, l’Agatour est on ne peut plus strict sur le fait de laisser les passagers sortir pour s’approvisionner de quelque manière que ce soit à l’extérieur des hôtels. « C’est l’hôtel qui nourrit en demi-pension », a martelé Christian, avant d’ajouter « la tutelle et l’Agatour sont pour que le système de mise en quarantaine marche bien ».
Pour ce qui est de la récupération des passeports des passagers à l’aéroport une fois leur test COVID-19 déclaré négatif, les hôteliers ont proposé qu’un chauffeur disposant d’un mandat signé par le client se rende auprès du service de l’aéroport concerné pour récupérer les passeports des clients. Il reste que toutes les parties prenantes à cette réunion de concertation, ont souhaité que les délais de délivrance des tests soient écourtés afin de libérer à temps les passagers qui pour la plupart n’ont toujours pas compris l’intérêt des autorités gabonaises à vouloir sécuriser les frontières, afin d’endiguer la propagation du COVID-19.
Seul bémol à déplorer, la mauvaise volonté de certains clients qui pour une raison ou une autre, se livre en spectacle via des vidéos diffusant des fausses informations qui n’honorent en aucun cas, les efforts consentis par le gouvernement dans sa lutte contre la propagation de la COVID-19. Une situation qui a été fustigée par l’autorité de tutelle.
Pour finir, les hôteliers ont expliqué à Christian Mbina, pourquoi certains passagers pensent que les prix de réservation ne correspondent pas avec les prix sur place. Il se trouve qu’un bon nombre des voyageurs n’intègrent jamais le coût de la demi-pension, préférant se limiter au prix de la nuitée.
Alain Mbinah