[Gabon] Économie/Régies financières: Qui a peur de Pulchérie MATTEYA ?
Depuis que les 64 % de décote sont entrés en vigueur le 15 octobre dernier, la confusion d’esprit règne au sein des régies financières qui ont décidé désormais de faire dans des attaques personnelles. La présidente du Synaper-Douane, Pulchérie MATTEYA, est ainsi accusée de diviser les autres syndicats. En a-t-elle les moyens ? Et si ça se jouait ailleurs ? Notre analyse.
Pour histoire, le 15 octobre dernier, le gouvernement s’est permis d’imposer aux régies financières une énième décote de l’ordre de 64 %. Cette imposition intervient après plusieurs rumeurs, que détenaient déjà certains leaders syndicaux des régies financières en l’occurrence ceux du Synabdp et de la Cosyrefaa qui l’ont confirmé d’eux-mêmes.
Ce qui est tout le contraire du Synaper-Douane, dont la représentante syndicale, Pulchérie MATTEYA, avait été obligée de se rapprocher de son collègue du Synabdp, Carlos Otounga, pour en savoir un peu plus notamment sur les dispositions à mettre en œuvre pour une riposte commune face aux différentes tutelles.
Malgré ce bon sens de Pulchérie MATTEYA de mener ce combat dans une dynamique syndicale sectorielle, son collègue du Synabdp, Carlos Otounga, m’indiquera d’établir d’abord une convention intersyndicale avant de décider de la manière avec laquelle la grève sera conduite.
Le Synaper-Douane et son leader, Pulchérie MATTEYA, attendrons au moins deux jours sans que la fameuse convention ne se concrétise. Résultat de parcours, le Synaper-Douane finira par tenir son pied de grue au ministère de l’Économie, quand la Cosyrefaa et le Synabdp, choisiront de débrayer du côté du ministère du Budget.
Mieux, au regard du déroulé de la grève de vendredi en après-midi au ministère du Budget, il va s’en dire que si division il y a, c’est plutôt entre le Synabdp de Carlos Otounga et la Fecorefi d’Ossialas, dont on reproche de ne plus appartenir au mouvement des régies financières depuis sa nomination à IGIS comme conseiller du DG de cet institut.
Tous les observateurs présents le vendredi dernier à l’esplanade du budget, ont compris que le torchon brûlait entre Ossialas et Carlos Otounga. Que vient chercher Pulchérie MATTEYA dans cette affaire de division, quand on sait qu’elle ne faisait même pas partie des leaders qui ont été reçus ce même vendredi par le ministre du budget.
Qu’on l’apprécie ou qu’on ne l’apprécie pas, Pulchérie MATTEYA peut se considérer comme un bouc émissaire d’un vent de division dont elle en a été spectatrice comme bien d’autres agents des régies financières présents lors de la restitution des décisions prises par le ministre du budget dans sa rencontre avec le groupe conduit par Carlos Otounga.
À la lecture de ces décisions, le groupe d’Ossialas s’est dit outré et accuse ceux qui ont rencontré le ministre d’avoir perçu de l’argent en raison du manque de pragmatisme dans les mesures annoncées.
Vu sous cet angle, Pulchérie MATTEYA et le Synaper-Douane ne peuvent porter la responsabilité des autres.
Alain Michel