[Gabon] Économie/Régies Financières : la Coalition favorable pour l’établissement d’un protocole d’accord avec les tutelles
Les syndicats autonomes des régies financières proches des ministères du Pétrole, du Budget et des Finances, étaient encore la semaine dernière à l’esplanade d’Arambo pour une AG de restitution à la base.
Il était notamment question, pour les troupes amenées par Pulchérie MATTEYA, Carlos Otounga et bien d’autres, d’expliquer à la base la teneur de leur rencontre avec les différentes tutelles la semaine écoulée. Selon ce qui a filtré, les différentes tutelles ont présenté la semaine dernière aux syndicats autonomes des régies financières du Pétrole, Budget et Finance, des termes spécifiques comme base pour la reprise d’un dialogue constructif autour des points de revendication édictés depuis deux mois par les régies financières.
Cette approche ministérielle n’a pas prospéré auprès des représentants des syndicats autonomes, qui ont, au contraire, demandé à leurs tutelles l’élaboration d’un protocole d’accord qu’elles se devaient de contre-signer et d’amender. Car, estiment les syndicalistes « nous ne pouvons plus discuter pour discuter. Il nous faut un cadre de référence afin d’éviter les fuites en avant des membres du gouvernement autour de nos droits de travail », ont-ils expliqué à la presse.
Et dans cette perspective, le paiement des arriérés de la prime à la performance budgétaire, cumulée depuis plusieurs mois par les différentes tutelles, serait véritablement la pomme de discorde qui fâche le plus les syndiqués des syndicats autonomes des régies financières.
Cette période préparatoire de fête de fin d’année rendrait mène cette sollicitation de très présente. On peut comprendre que si les régies financières ont passé une année à broyer du noir, il serait grand temps de leur rendre le sourire en cette fin d’année. C’est un passage obligé pour montrer au reste de la population, la solidarité envers les collecteurs qui ont que trop soufferts d’injustice professionnelle depuis la première décote intervenue au mois de février dernier.
Nous osons croire qu’un nouveau chapitre va s’ouvrir en cette fin d’année en faveur des collecteurs. Et si le père Noël pouvait se nommer Ali Bongo Ondimba ?
Alain Michel Mbinah