[Gabon] Covid-19 : la dictature vaccinale du gouvernement?
Après avoir plusieurs fois juré, la main sur le cœur, que la vaccination anti Covid-19 sera volontaire, le gouvernement gabonais multiplie désormais des stratégies pour faire vacciner de gré ou de force, la majorité des Gabonais qui restent méfiants vis-à-vis de ces vaccins.
L’obligation ne fait désormais plus de doute. Dans les administrations publiques et privées, dans les entreprises, les responsables imposent désormais à leurs employés de se faire injecter, s’ils veulent continuer à venir travailler. C’est le cas à Total, c’est le cas dans les cabinets ministériels, les institutions. Même à la présidence de la République, militaires et civiles qui y travaillent n’y auront plus accès dès le 1er novembre prochain, s’ils ne présentent pas un carnet de vaccination.
Confronté à une troisième vague des contaminations au Coronavirus, troisième vague accentuée par le variant Delta à cause d’une mauvaise gestion du flux des voyageurs à l’aéroport Léon Mba, le gouvernement, visiblement dépassé par la situation oppose désormais, à la méfiance de la population, une sorte de « dictature vaccinale ».
Au mépris d’une vaccination basée sur le libre choix des populations, il multiplie des stratagèmes pour injecter de gré ou de force, l’écrasante majorité des Gabonais qui refusent de servir de « cobaye » à l’expérimentation des vaccins russe, chinois et américains, supposés combattre la pandémie de Covid-19. Fait curieux, dans ces pays, les contaminations et les morts se comptent par milliers, avec de nombreux rebondissements.
Vaccin, efficacité contestée
Pourtant, jour après jour, des études et constats sur le terrain révèlent que l’efficacité de tous ces vaccins, si elle existe, reste bien limitée au regard de nombreuses mutations réputées dangereuses du virus. Pire, la vaccination n’empêche pas la contamination et la transmission du virus par une personne vaccinée. Une étude relayée récemment par la chaîne LCI, montre même qu’aux États-Unis, les personnes vaccinées ont développé l’apparition d’autres souches de la maladie.
En Israël par exemple, pays le mieux vacciné au monde et qui avait fait tomber ses masques il y a quelques mois, des mesures restrictives ont été rétablies pour faire face à une nouvelle vague de contaminations. Question : d’où sort cette nouvelle vague du virus dans un pays où la quasi-totalité de la population était déjà vaccinée ? Pourquoi le vaccin n’a-t-il pas bloqué la circulation du virus au sein d’une population censée être déjà immunisée ?
Bref, chacun peut constater que la vaccination, si elle limite par moments le risque de développer des formes graves de la Covid-19, ses effets protecteurs restent moindres sur un virus apparemment incontrôlable, et avec lequel on devrait apprendre à vivre. Dans cette logique, la « dictature vaccinale des autorités gabonaises » paraît absolument « insensée et inopérante. » Car ce n’est pas avec un bâton répressif qu’on parviendra à vaincre un virus insaisissable. Mais plutôt avec la raison.
Et la raison commande d’allier la lutte aux réalités locales du pays. Car comme le dit Blaise Pascal, « vérité en-deça des Pyrénées, erreur au-delà ».
CNN