[Gabon] CONSTRUCTION ANARCHIQUE : UN CODE DE L’URBANISME EN GESTION
La population urbaine ne cesse d’augmenter. Cette situation influe sur la problématique de gestion de l’habitat urbain. L’urbanisation doit respecter les normes de construction et environnementales. Cependant, les constructions anarchiques gagnent du terrain.
C’est justement pour faire face à cette situation que le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Olivier Nang EKOMIE a annoncé lors d’une communication gouvernementale baptisée Matinée PAT, de la mise en place dans peu de temps d’un code de l’urbanisme qui aura pour rôle de mettre fin aux constructions anarchiques à travers le pays. « Nous allons avoir un code de l’urbanisme, parce qu’en réalité, on ne construit pas n’importe où il nous faut des textes pour réglementer tous ces aspects » a-t-il déclaré.
Selon le membre du gouvernement, le Gabon ne dispose pas d’un code de l’urbanisme et de construction depuis son indépendance. Une situation qui entraîne surtout l’occupation anarchique des terrains dans le grand Libreville, à savoir : les quatre communes Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum.
Avec une population estimée à plus de 800 000 habitants, la capitale gabonaise qui s’étend sur une superficie de 22 000 hectares se retrouve mal connectée au réseau technique urbain avec des quartiers souvent victimes d’inondations, d’éboulements et de glissements de terrain, et ce, malgré des projets qui jadis ont été mis en place pour faire face à ses constructions anarchiques.
Notons tout de même que les constructions anarchiques qui sont à la base des inondations pendant la saison de pluies occasionnent d’importants dégâts matériels et parfois des pertes en vie humaine. Il revient donc aux services de l’État en charge de la vente et la distribution des parcelles ainsi que ceux chargés de l’octroi des documents de prendre plus de responsabilité face à cela.
Nvono Alfrevy.