Fonds RSE État gabonais – Eramet Comilog : un modèle de gouvernance partenariale au service des territoires

 Fonds RSE État gabonais – Eramet Comilog : un modèle de gouvernance partenariale au service des territoires

Moanda, 6 août 2025. Dans un contexte où les attentes des populations locales vis-à-vis des entreprises extractives sont de plus en plus fortes, le dispositif de gouvernance du Fonds RSE mis en place entre l’État gabonais et Eramet Comilog illustre une dynamique vertueuse de co-construction et de transparence. Les 30 et 31 juillet derniers, les deux instances clés de cette gouvernance, le Comité de Gestion Opérationnelle (CGO) et le Comité de Gestion Partenariale (CGP) se sont réunies à Moanda pour faire un point d’étape sur les projets en cours, témoignant de la vitalité de ce partenariat stratégique.

Une gouvernance structurée, au service de l’efficacité et de la redevabilité

Le cadre mis en place repose sur une architecture claire et complémentaire. Le CGO, présidé par le Gouverneur du Haut-Ogooué, rassemble les élus locaux et représentants des populations pour piloter concrètement les actions sur le terrain. Le CGP, quant à lui, regroupe les représentants de l’État : Présidence de la République, Ministères des Mines, de l’Économie, de l’Intérieur afin d’assurer une cohérence stratégique avec les politiques publiques.

Issu d’un addendum à la convention minière liant l’État gabonais à Comilog, ce dispositif s’inscrit pleinement dans le cadre légal du Code minier gabonais. Il répond également aux standards internationaux promus par la Banque mondiale, en matière de gouvernance RSE et de développement durable. Cette double conformité garantit non seulement l’efficacité des actions, mais aussi leur traçabilité et leur légitimité.

Des projets concrets à fort impact local

À Bakoumba, le lancement imminent de la ferme sylvo-agro-pastorale illustre l’ambition de structurer des filières agricoles durables, génératrices de valeur et d’emplois. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de souveraineté alimentaire et de formation professionnelle locale.

Parallèlement, la réhabilitation du lycée Zacharie Maïka et la création d’une médiathèque communautaire, déjà réalisée à 80 %, viennent renforcer les infrastructures éducatives et culturelles, piliers d’un développement humain inclusif.

À Moanda, les efforts se concentrent sur les besoins essentiels et les infrastructures urbaines. Onze forages pour améliorer l’accès à l’eau, un lycée d’excellence en cours de construction, des travaux de pavage, d’éclairage public, et l’installation de plus de 2 000 lampadaires solaires témoignent d’une prise en compte tangible des besoins de la population.

Une dynamique d’emploi et d’insertion économique

Le Fonds d’Amorçage constitue un levier majeur du développement économique local. En finançant plus de 300 initiatives entrepreneuriales dans 33 secteurs, réparties sur 16 localités, ce dispositif contribue concrètement à la création d’emplois pérennes. Chaque année, ce sont plus de 100 emplois non saisonniers qui émergent, participant ainsi à l’autonomisation des jeunes et à la vitalisation du tissu économique local.

Une entreprise responsable, un engagement durable

Au-delà des chiffres, les comités ont réaffirmé l’importance du suivi rigoureux et de la transparence, conditions nécessaires à la pérennité du partenariat. Eramet Comilog, à travers le Fonds RSE, confirme son engagement pour un développement durable, inclusif et équitable, ancré dans les réalités des territoires.

Dans un pays où les défis sociaux, économiques et environnementaux sont étroitement liés, l’expérience du Fonds RSE illustre comment une entreprise peut devenir un acteur pleinement impliqué du développement local, aux côtés de l’État et des communautés. À Moanda comme à Bakoumba, l’impact se mesure déjà sur le terrain et c’est là que se joue, chaque jour, l’avenir partagé de la responsabilité sociétale.

 

Justin Mbatchi 

Related post