Élections présidentielles 2023: vers une nouvelle ère de provincialisation et de service au peuple

 Élections présidentielles 2023: vers une nouvelle ère de provincialisation et de service au peuple

Dans une déclaration officielle au sortir de son dépôt de candidature au CGE hier, Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU, aspirant à la présidence du Gabon, exprime son espoir quant à l’ouverture d’une nouvelle ère pour le pays. Selon lui, ces élections devraient marquer le début de la  provincialisation, un processus visant à permettre au président de la République de servir l’ensemble des Gabonais, au lieu de se servir. Cette approche de gestion offrirait une réelle opportunité de représentation équitable et de responsabilité envers la nation.

Cependant, Maganga MOUSSAVOU s’insurge contre certaines pratiques qui remettent en question l’intégrité du processus électoral. L’une de ses principales préoccupations concerne la privation du droit de vote pour certains Gabonais. Après avoir interrogé le président du Conseil Gabonais des Élections (CGE), il a été révélé que cette décision a été prise par le ministère de l’Intérieur, qui aurait supprimé l’élection dans certains pays, notamment en Afrique du Sud, au Canada, au Bénin, ainsi que dans certaines régions occidentales telles que l’Italie, la Belgique, l’Allemagne et certains bureaux de vote en France, à Lille, Lyon et Marseille. Cette exclusion injustifiée selon maganga MOUSSAVOU, constitue une violation flagrante des droits électoraux du peuple gabonais. Le candidat affirme que tout candidat qui accepte cette situation ne mérite pas de représenter l’ensemble du peuple. Il appelle donc instamment le ministre de l’Intérieur à revoir cette décision et demande au président du CGE de rétablir le droit de vote des citoyens exclus.

Le texte de candidature soulève également des incohérences dans les critères d’éligibilité et de participation électorale. Il dénonce le fait que certains Gabonais vivant à l’étranger bénéficient du droit de vote, tandis que d’autres, qui n’ont pas résidé au Gabon pendant au moins six mois avant les élections, se voient refuser le droit d’être candidats.  Cette contradiction met en évidence un manque de clarté et d’équité dans les dispositions électorales. De plus, le candidat Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU pointe du doigt une restriction injuste imposée aux Gabonais ayant exercé des fonctions dans d’autres pays, les empêchant ainsi de se porter candidats pour représenter ces pays. Il considère que cette restriction vise délibérément certaines personnalités qui pourraient représenter une menace pour certaines candidatures. Le fils de Moutassou souligne l’importance de respecter les droits fondamentaux des citoyens et appelle à l’élimination de telles pratiques.

Le candidat affirme que les Gabonais aspirent à une nouvelle société basée sur la liberté, la provincialisation, la déconcentration et la décentralisation. Il estime que ces mesures permettront à chacun de s’impliquer activement dans la construction d’une nation unie et solidaire.

Les élections à venir au Gabon se révèlent cruciales pour l’avenir du pays. Les enjeux sont multiples : garantir l’équité et l’intégrité du processus électoral, rétablir le droit de vote des citoyens exclus et promouvoir une gouvernance qui place le service au peuple au cœur des préoccupations. Le peuple gabonais attend des réponses concrètes et des actions visant à répondre à ses aspirations pour une société plus juste et inclusive.

 

Justin Mbatchi 

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