Droit de réponse / CNGG : Vérité contre diffamation

Dans un droit de réponse adressé à la rédaction d’Info’Africar que Gabon Quotidien vous livre intégralement, Sylvie BINDANG épouse OMBANGO, Directeur par intérim du Centre National de Gérontologie et Gériatrie (CNGG) , réfute avec vigueur les allégations publiées à son encontre dans un article intitulé « Que se passe-t-il en République Gabonaise ? ». Elle dénonce une campagne de dénigrement orchestrée en collusion avec certains de ses collaborateurs et met en lumière des pratiques qu’elle qualifie de favoritisme et de népotisme au sein de l’institution. Documents à l’appui, elle revient sur les faits, interroge les méthodes journalistiques employées et appelle à un examen rigoureux des responsabilités engagées.
Sylvie BINDANG épse OMBANGO
À la Rédaction d’Info’Africar
Objet : Droit de réponse
Je suis Madame Sylvie BINDANG épouse OMBANGO, Directeur par intérim du Centre National de Gérontologie et Gériatrie, en abrégé CNGG, que vous avez vilipendée en collusion avec certains de mes collaborateurs, dans une de vos publications intitulée : « Que se passe-t-il en République Gabonaise ? »
Je voudrais avant toute chose vous féliciter pour le difficile métier, mais ô combien indispensable, qui est le vôtre, car n’est pas journaliste d’investigation qui veut ; l’investigation étant un outil d’aide à la manifestation de la vérité, même si j’ignore vos faits d’armes.
En effet, si les tenants et aboutissants d’une publication résultent de fantasmes, sans preuve aucune, cela risque de prendre la connotation d’une diffamation et d’exposer les auteurs à des poursuites judiciaires, sauf si la personne mise à l’index a refusé de s’exprimer sur ce qui lui est reproché.
Dans le cas dont il s’agit, je n’ai pas souvenance que vous m’ayez sollicitée. Je suis convaincue que si vous aviez fait preuve de professionnalisme et non de sensationnalisme, vous auriez, sans nul doute, été dissuadé de publier cette grotesque menterie, et je n’aurais donc pas mis à votre disposition ces documents compromettants que mon droit de réponse vous contraint de publier. Aussi, veuillez trouver ci-joint une copie du décret 054, portant création du CNGG, ainsi que les conditions à honorer pour occuper les postes de responsabilité ; les situations administratives de Sieur Judicaël MOMBO MOMBO, la mienne propre, et jugez par vous-mêmes où se situent les promotions entre copains et coquins.
Pour votre gouverne, j’arrive comme intérimaire à la tête du CNGG le 05 juillet 2024, à l’issue d’une rigoureuse sélection, alors même que je me trouvais en France pour raison de santé. Pourtant, Sieur Judicaël MOMBO MOMBO, fonctionnaire de catégorie A2 du corps des éducateurs spécialisés au Ministère des Affaires Sociales, était en poste en qualité de Chef de Service Administratif et Financier. Pourquoi ne l’a-t-on pas affecté en remplacement de Madame Chantal OVONO BETOE, Administrateur de Santé, catégorie A hiérarchie A1, nommée par décret pris en Conseil des ministres ?
Quant à son acolyte, Dame Jeanne Chantal NKONOVONO épouse OBIANG NGUEMA, son parcours inachevé d’infirmière assistante doit-il, dans un pays sérieux – et le Gabon est un pays sérieux –, lui permettre d’occuper ce poste de Surveillante Générale créé pour elle ? De quelles compétences dispose-t-elle ? Où se situent les promotions canapé entre copains et coquins ?
Par ailleurs, pourquoi la Décision N°001017 du 28 juin 2024, qui me désigne comme intérimaire, est-elle différente en tout point de la décision N°002073, portant désignation des responsables du CNGG, du 31 décembre 2024, dont l’incongruité saute aux yeux à la simple lecture, et qui ressemble étrangement à une autre décision, la N°000915, prise cinq mois plus tôt, le 06 juin 2024, par la même autorité ?
Même un étudiant de première année à l’EPCA ne pourrait être autant inspiré ni associer son image à une pareille fourberie. Où se situent les promotions entre copains et coquins ?
Je tiens à préciser également que je n’ai pas choisi de déménager furtivement, encore moins un week-end : d’ailleurs, comment cela aurait-il été possible, d’autant que Sieur Judicaël MOMBO MOMBO avait déjà changé les serrures et détenait les clés ?
Le dimanche 12 janvier 2025, c’est sous la contrainte de mon chef hiérarchique que j’ai été tirée de ma convalescence pour obéir aux injonctions de Monsieur le Secrétaire Général du Ministère, lui-même, dit-on, harcelé par la hiérarchie.
C’est en présence de l’incontournable Sieur Judicaël MOMBO MOMBO que j’ai embarqué mes effets dans le véhicule de Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Santé. Est-ce un dimanche qu’on procède aux passations de service dans l’Administration gabonaise ? Où se situent les promotions entre copains et coquins ?
Je rappelle à toute fin utile que, le 24 décembre 2024, j’ai subi un interrogatoire au cabinet de Monsieur le Ministre de la Santé, en présence de Messieurs : le Secrétaire Général, le Conseiller Technique et l’inévitable Judicaël MOMBO MOMBO. Que faisait-il là ?
Convoquée à comparaître pour être humiliée, j’en suis ressortie blanchie de toutes les affabulations fomentées contre ma personne par Sieur Judicaël MOMBO MOMBO. Mais peine perdue, car mon sort était scellé.
Pensant que le budget 2025 allait être mis en place début janvier 2025, je suis, dit-on, relevée de mes fonctions. Pourtant, mon nom n’apparaît nulle part dans la décision N°002073 du 31 décembre 2024 portant désignation des responsables du CNGG. À ce jour, je n’ai reçu aucune notification.
Notre compatriote Judicaël MOMBO MOMBO dit à qui veut l’entendre que le Ministre de la Santé lui obéit au doigt et à l’œil. Comment en douter, puisque par de simples affectations, ce fonctionnaire de catégorie A2 du corps des éducateurs spécialisés au Ministère des Affaires Sociales est devenu coup sur coup fonctionnaire du Ministère de la Santé, gestionnaire des hôpitaux, Chef de Service Administratif et Financier au CNGG ; aujourd’hui, l’homme occupe les fonctions de Directeur du CNGG, fonctions encadrées par les dispositions des articles 12 et 04 du décret N°054.
Ici, les prérogatives constitutionnelles du Chef de l’État sont usurpées et bafouées. Contre la déontologie administrative, on a opposé le népotisme et le favoritisme. Où se situent les promotions entre copains et coquins ?
C’est Sieur Judicaël MOMBO MOMBO, Chef de Service Administratif et Financier du CNGG, qui a toujours détenu les quittanciers, les facturiers et tous les autres documents comptables, scannant à l’occasion les signatures. La hiérarchie, qui en était informée, n’a rien fait. Moi, j’ai trouvé cela ainsi, et j’ai gardé l’état ; je n’étais qu’intérimaire.
Dans leur volonté de me nuire et de tenter d’étouffer à jamais la vérité, ils m’ont fait interpeller au 3ᵉ étage, porte 313, de la Direction de la Contre-Ingérence et de la Sécurité Militaire (B2) par une pseudo-procédure qualifiée de dénonciation ; sans plainte aucune, sans convocation, ni plaignant. Un simple coup de fil a suffi. Pour qui comprend, les récents événements malheureux survenus en ce lieu en disent long sur les intentions et les méthodes utilisées.
Enfin, permettez-moi de rappeler que, dans votre article, vous avez interpellé Monsieur le Ministre de la Santé sur ce qui se passe au CNGG. Et vous n’aviez pas tort. En effet, de la fraude à la falsification de documents, du faux et usage de faux, du népotisme au favoritisme, en passant par l’usurpation des prérogatives constitutionnelles du Chef de l’État, toutes ces pratiques ruinent les efforts du CTRI.
Eu égard à tout ce qui précède, le ver serait-il dans le fruit ? Chacun peut constater que la place de Sieur Judicaël MOMBO MOMBO est dans un pénitencier. Quant à Monsieur le Ministre, le bénéfice du doute devrait l’amener à tirer toutes les conséquences de fait et de droit sur les agissements de celui qui passe pour être son protégé.
« Voici ce qui se passe en République Gabonaise. »
Cordialement,
Sylvie BINDANG épouse OMBANGO