DNI : Petit Lambert Ovono appelle à la prolongation des travaux en commission

Moins d’une semaine de la clôture des travaux du dialogue national inclusif qui se déroulent au stade d’Angondjé, l’évaluateur indépendant, Petit-Lambert Ovono reste sceptique sur les conclusions desdites assises. Il estime que les aspirations réelles des Gabonais n’ont pas été prises en compte et appelle à la prolongation des travaux.
Sans avoir été invité en tant que partie prenante du dialogue national inclusif d’Angondjé, l’évaluateur indépendant, Petit-Lambert Ovono est visiblement au fait des débats internes au sein des commissions. C’est ce qui ressort de ses propos lors d’un débat sur le plateau de Gabon 24. Un échange au cours duquel, il a sollicité du président de la République, la prolongation des assises.
Dans son argumentaire, il relève, en effet, que les commissaires n’ont pas été au faite des aspirations réelles des Gabonais, du fait de la méthode de travail adoptée par le secrétariat du dialogue national inclusif. « L’État ne peut pas donner une intervention s’il n’y a pas la cause. Hors les gens qui ont fait le diagnostic, ils savent certainement les causes et ils ont proposé des solutions. Il se trouve qu’on a résumé les solutions sans nécessairement tracer tous les scénarios possibles pour résoudre le problème. Les propositions à examiner auraient dû être accompagnées par les exposés de motif des Gabonais », a-t-il relevé, tout en faisant le lien avec une consultation médicale. « Souvenez-vous du mot diagnostic qui veut dire : on est malade, on va voir un médecin. Le médecin nous osculte, demande parfois des examens complémentaires, parce qu’il cherche la cause », a indiqué l’évaluateur indépendant.
Pour étayer son argument, Petit-Lambert Ovono a pris un exemple pratique de ce qui s’est déroulé dans une commission, comme s’il y était. Il s’agit de la commission sociale, où les commissaires auraient souhaité que des personnes ressources viennent expliquer les raison de leurs requêtes. « Ce qui a été refusé », a-t-il affirmé, relevant, par ailleurs, l’interdiction faite aux commissaires de modifier les contributions qui ont été mises à leur disposition.
Si du côté du dialogue national inclusif d’Angondjé, l’heure est à l’examen des travaux en commission, Petit-Lambert Ovono estime, pour sa part, qu’au regard des enjeux, le temps imparti ne pouvait pas permettre aux commissaires de produire un document cadre qui reflète la réalité de ce que les Gabonais ont voulu exprimer.
Estelle Amvane