DNI : de la nécessité de créer une réelle politique nationale de l’emploi

 DNI : de la nécessité de créer une réelle politique nationale de l’emploi

Le rapporteur de la sous-commission emploi, Pierre Mintsa @Gabonquotidien

En discussion au dialogue politique d’Angondjé, la problématique de l’emploi est scrutée sous tous ses angles, notamment les conditions d’entrée à la Fonction publique, l’auto-emploi, l’adéquation formation-emploi, et la révision du Code de travail. L’objectif est d’obtenir des conclusions visant à parvenir à une réelle politique nationale de l’emploi, offrir aux Gabonais un environnement de travail et de vie viable en réduisant le taux de chômage.

L’idée selon laquelle la Fonction publique ne peut pas absorber tous les travailleurs, ne fait pas débat. Ce fait permet en réalité de réfléchir sur la nécessité de valoriser d’autres niches d’emploi. Si le taux de chômage du Gabon représente l’un des plus élevés au monde, soit plus de 37 % et que plus de 60 % de Gabonais vivent en dessous du seuil de pauvreté, au dialogue national inclusif, les commissaires en charge de cette problématique estiment qu’il n’y a pas péril en la demeure.

« Bon nombre de propositions ont été faites et elles seront soumises en plénière pour validation. Il n’y a pas péril en la demeure, nous allons faire intervenir le secteur privé », assure le rapporteur de la sous-commission emploi, Pierre Mintsa.

En attendant les conclusions, des mesures ont été énumérées, à savoir la Gabonisation des emplois, la révision de l’âge d’entrée à la Fonction publique, selon que le candidat soit interne, ou externe, et l’auto emploi, par la création des PME/PMI, en tant que moteur de richesse et de réduction du taux de chômage. « Ça veut dire que les emplois qui sont occupés par les non-gabonais seront occupés par les Gabonais, et ça va réduire le chômage. La révision de l’âge d’entrée à la Fonction publique s’explique parce que l’âge de 33 ans, c’est lorsqu’il y avait des contractuels sous le statut local. Aujourd’hui, n’ayant plus les contractuels sous le statut local, on ne doit plus mettre l’âge de 33 ans comme l’âge d’entrée à la Fonction publique », explique Pierre Mintsa.

Autres aspects mis en avant relatif à la révision de l’âge d’entrée à la Fonction publique, la retraite, désormais repoussée à 62 ans, et le gel de recrutement qui a pénalisé à n’en point douter plusieurs générations de diplômés. « Nous avons sacrifié les jeunes depuis 2015, avec le gel des recrutements. Donc, il faut rattraper tout ce temps-là, il faut voir le nombre d’années de gel dont les jeunes ont été victimes et il faut rajouter les deux ans supplémentaires de la retraite pour voir quel doit être l’âge qui permet d’être fonctionnaire », poursuit le rapporteur.

Si les commissaires de la sous-commission Emploi reconnaissent le bien-fondé de la mesure visant à octroyer des marchés aux Gabonais est salutaire, ils mènent la réflexion pour l’adoption d’autres mesures avantageuses pour la protection de ces PME. « Il n’y a que les entreprises locales qui peuvent créer l’emploi et qui peuvent mieux créer de la richesse dans notre pays », affirme le rapporteur.

Pour ce qui est de l’application, les participants fondent leurs espoirs sur le pouvoir militaire, représenté par le président de la transition à la tête du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
Notons que pour examiner la problématique de l’Emploi les commissaires axent leur réflexion sur les 2051 contributions citoyennes reparties entre 1336 pour le travail et 712, la Fonction publique.

 

Estelle Diane Amvane 

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