Dialogue National Inclusif : Réactions et perspectives pour l’avenir du Gabon

Dans le cadre de la cérémonie d’ouverture du Dialogue National Inclusif à Libreville, Dieudonné MINLAMA MINTOGO, ancien candidat aux élections présidentielles de 2016, a exprimé ses impressions et ses attentes quant à cette rencontre d’envergure nationale. Malgré quelques couacs initiaux, l’événement promet d’être une étape cruciale pour l’avenir démocratique du Gabon.
Initialement prévu pour démarrer le 3 avril, les travaux du Dialogue National Inclusif débuteront finalement dans sa phase effective le 8 avril prochain. Cette légère modification de calendrier n’a pas entamé l’optimisme de Dieudonné MINLAMA MINTOGO, qui a tenu à féliciter les différents intervenants ayant animé la cérémonie d’ouverture.
Tout d’abord, il a salué l’engagement du Président de la Transition, qui s’est engagé à doter le pays d’une nouvelle Constitution et des textes de loi favorisant des élections libres et transparentes. Les efforts déployés dans cette direction sont perçus comme des pierres angulaires pour l’avenir démocratique du Gabon.
L’archevêque de Libreville a également été loué pour ses aspirations à un « Gabon digne d’envie » à travers ce dialogue national. Cette vision ambitieuse incarne l’espoir d’un pays prospère et uni, où la démocratie et la justice règnent en maîtres.
Enfin, le Président TOUADERA, Président en exercice de la CEMAC et facilitateur de la CEEAC, a été félicité pour avoir exprimé la soif de démocratie du peuple gabonais. Sa ferme position quant au respect des délais et à la fin de la transition par un retour à l’ordre constitutionnel a été saluée, soulignant l’importance des actes par rapport aux paroles dans cette période critique.
Cependant, Dieudonné MINLAMA MINTOGO a également rappelé que les paroles doivent être suivies d’actions concrètes pour que ces aspirations deviennent réalité. Il a souligné la nécessité de mettre en place une Commission Vérité, Justice, Pardon et Réconciliation pour solder le passé tumultueux du pays, marqué par l’injustice, la violence et l’exclusion. De plus, il a appelé à une redéfinition objective du rôle des forces de défense et de sécurité dans le dispositif démocratique gabonais.
Ces réflexions invitent les organisateurs du dialogue national à envisager ces aspects cruciaux pour éviter de tenir un dialogue de plus sans résultats tangibles. L’enjeu est de taille pour le Gabon, qui aspire à un avenir démocratique, juste et prospère pour tous ses citoyens.
Justin Mbatchi