Aristide Manfoumbi conteste les demandes du président de l’Assemblée nationale

Une récente audience entre le Président de l’Assemblée nationale de la Transition, Jean François Ndongou, et le Chef de l’État de la Transition, le Général Brice Clautaire Oligui Nguema, a suscité des réactions vives dans le pays, notamment celle du Révérend Aristide Manfoumbi. Le débat porte sur la demande de Ndongou d’augmenter le nombre de représentants politiques à l’Assemblée nationale de transition.
L’audience du vendredi dernier a pris une tournure inattendue lorsque Jean François Ndongou a sollicité une augmentation du quota de représentants politiques à l’Assemblée nationale de la Transition. Cette demande a fait réagir vivement le Révérend Aristide Manfoumbi, qui a exprimé son opposition à cette proposition.
Aristide Manfoumbi, figure respectée de la société civile gabonaise, a déclaré que cette démarche risque de replonger le Gabon dans une ère de favoritisme politique, ce qui, selon lui, a contribué à des retards dans le passé. Il a souligné que le Gabon doit éviter de retomber dans le schéma des alliances politiques qui ne servent pas nécessairement l’intérêt du pays et de ses citoyens.
Le Révérend Manfoumbi a plaidé en faveur de l’augmentation du quota de la Société Civile au parlement de la transition, plutôt que d’accorder plus de sièges aux hommes politiques. Il a argumenté que cela permettrait de réduire l’influence des politiciens sur la transition et de donner une voix plus forte à la société civile, y compris les associations apolitiques et les confessions religieuses.
Il a conclu en rappelant que le Gabon n’appartient pas exclusivement aux hommes politiques et que d’autres sphères de la société méritent d’être représentées dans le processus décisionnel.
Dans son programme initial, le Général Brice Clautaire Oligui avait déjà prévu une répartition équilibrée des sièges à l’Assemblée nationale de la Transition, avec une représentation de la majorité, de l’opposition, de la société civile et des forces de défense et de sécurité. Il reste à voir comment cette controverse évoluera et quelles décisions seront prises par les autorités de transition.
Cette polémique alimente les discussions politiques au Gabon, mettant en lumière les enjeux entourant la composition de l’Assemblée nationale de transition et les aspirations de la société civile à jouer un rôle actif dans la direction du pays.
Jean Claude Boundzanga