Alain Claude Bilie-By-Nze : Quand les droits des citoyens gabonais sont limités

 Alain Claude Bilie-By-Nze : Quand les droits des citoyens gabonais sont limités

Alain Claude Bilie-By-Nze, ancien premier ministre du Gabon, a une nouvelle fois suscité la controverse par ses récentes déclarations médiatiques. En affirmant que la place des forces de défense et de sécurité se trouve exclusivement dans les casernes, et non dans la gestion du pouvoir d’État, il a provoqué l’indignation de nombreux citoyens et observateurs.

Cette position, perçue comme une tentative de restreindre les droits de citoyenneté des militaires, soulève des questions fondamentales. En effet, le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), actuellement dirigé par des militaires, est avant tout composé de citoyens gabonais. Ces derniers, tout comme leurs concitoyens civils, ont vécu les quatorze dernières années de mauvaise gouvernance marquées par des détournements massifs de fonds publics, la vente de la nationalité gabonaise à des étrangers non méritants, et des manipulations électorales.

Petit-Lambert Ovono, évaluateur certifié des politiques publiques et président de SOGEVAL, s’interroge sur la légitimité d’Alain Claude Bilie-By-Nze à décider de qui doit gérer le pouvoir au Gabon. « De quelle moralité peut se prévaloir un ancien premier ministre déchu pour mauvaise gestion pour se présenter en critique devant la scène nationale et internationale ?» demande-t-il. Ovono souligne que Bilie-By-Nze semble chercher à se repositionner politiquement en jouant les martyrs, mais il avertit que ce dernier ne devrait pas compter sur le soutien du Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema.

L’histoire montre que dans de nombreux pays, les militaires ont souvent prouvé leur capacité à gouverner efficacement. L’exemple de notre voisin le plus direct devrait suffire à convaincre Bilie-By-Nze de la pertinence de cette approche.

Pour Petit-Lambert Ovono, il est crucial de rappeler que le Gabon appartient à tous ses citoyens, y compris les militaires, et non uniquement aux politiciens. La nouvelle société civile citoyenne est déterminée à veiller au respect de ce principe et à s’assurer que tous les citoyens, sans exception, soient inclus dans la gestion du pays.

En conclusion, Ovono appelle à la vigilance et à la fermeté face aux tentatives de déstabilisation et aux ambitions démesurées de certains acteurs politiques. Le Gabon ne doit pas être un terrain de jeu pour les ambitions personnelles, mais un pays où chaque citoyen, civil ou militaire, a sa place et ses droits pleinement respectés.

 

Justin Mbatchi 

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