Affaire Mike Steeve Dave Jocktane, Thérence Gnembou Moutsona et Joel Kassum Ndong Assoumou : Clarification des faits et de la procédure

 Affaire Mike Steeve Dave Jocktane, Thérence Gnembou Moutsona et Joel Kassum Ndong Assoumou : Clarification des faits et de la procédure

Le 1er octobre 2023, un point de presse juridique a été organisé pour éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur l’affaire impliquant Mike Steeve Dave Jocktane, Thérence Gnembou Moutsona, et Joel Kassum Ndong Assoumou. Ces trois personnalités font actuellement l’objet de détention préventive à la prison Centrale d’Oyem et sont inculpées d’infractions telles que l’association de malfaiteurs, les déclarations mensongères et les allégations mensongères, conformément au Code Pénal Gabonais.

Les accusés sont représentés par les avocats Maîtres Gilbert Erangah, Annie Esther Ogowet, et Micheline Bourdettes, qui ont présenté les faits de cette affaire complexe.

Une interpellation à la frontière

Les faits de l’affaire remontent au 4 septembre 2023, lorsqu’un voyage vers la Guinée-Équatoriale a pris un tournant inattendu. Messieurs Mike Steeve Dave Jocktane et Thérence Gnembou Moutsona quittaient Libreville avec leurs équipes de sécurité et chauffeurs pour se rendre à Mongomo, en Guinée-Équatoriale. Cependant, à Oyem, ils ont été informés qu’ils ne pouvaient pas quitter le territoire.

La pièce d’identité de Monsieur Mike Steeve Dave Jocktane a été retenue pour consultation par les autorités locales, car il était considéré comme une haute personnalité politique. On lui a signifié verbalement l’interdiction de quitter le territoire. Heureusement, un véhicule conduit par un tiers lui a offert un moyen de rentrer en arrière et de s’installer dans un hôtel à Minkebe.

Cependant, dans un scénario rocambolesque, Monsieur Mike Steeve Dave Jocktane a été interpellé plus tard dans la nuit. Parallèlement, les deux autres inculpés, Thérence Gnembou Moutsona et Joel Kassum Ndong Assoumou, également interdits de quitter le territoire, ont été appréhendés à Oyem. L’examen de leurs documents a révélé qu’ils étaient porteurs de lettres d’ordre de mission destinées à des personnalités de haut rang en Afrique.

Lettres d’ordre de mission et médiations

Les lettres d’ordre de mission, une fois publiées sur les réseaux sociaux et dans la presse, ont terni l’image des accusés, les présentant comme des individus mêlés à des activités criminelles. Les avocats des inculpés envisagent de porter l’affaire devant les tribunaux pour protéger la réputation de leurs clients.

Il est essentiel de souligner que les lettres étaient destinées à des hautes personnalités, dont Théodoro Obiang Nguema Mangue, Vice-Président de la Guinée-Équatoriale, et Faustin-Archange Touadéra, Président de la République Centrafricaine. Les lettres visaient à faciliter la reconnaissance de la victoire du Professeur Albert Ondo Ossa, un candidat consensuel, après le coup d’État du 30 août 2023. Cette démarche avait pour objectif de renforcer la transition politique.

Une affaire en cours d’instruction

L’affaire est actuellement en cours d’instruction, et les avocats des accusés respectent la confidentialité entourant cette enquête. Ils insistent sur le fait que leurs clients, Mike Steeve Dave Jocktane, Thérence Gnembou Moutsona et Joel Kassum Ndong Assoumou, sont des patriotes et des démocrates qui ont participé aux élections en respectant les principes de légalité et de démocratie.

Les avocats sont déterminés à faire valoir la vérité et expriment leur confiance dans le système judiciaire de leur pays pour rendre justice.

 

 

Justin Mbatchi

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