Les admis à l’ENA interpellent les autorités : entre gratitude et impatience, l’appel d’une jeunesse prête à servir

Libreville, 19 mai 2025. Huit mois après l’annonce des résultats du concours d’entrée à l’École Nationale d’Administration (ENA) du Gabon, session d’août 2024, les 449 candidats admis désormais unis en collectif sortent du silence pour exprimer à la fois leur reconnaissance et leur inquiétude.
Dans une déclaration empreinte de respect et de responsabilité, ces jeunes Gabonais saluent d’abord la vision du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont la décision de relancer les concours d’entrée à l’ENA a été accueillie comme un signal fort dans la lutte contre le chômage et pour la reconstruction d’une administration publique plus performante. Ils félicitent également Marcelle Ibinga Epse Itsitsa, Ministre de la Fonction Publique, pour sa diligence dans la réforme de l’établissement, désormais mieux aligné aux standards internationaux grâce à des avancées telles que la digitalisation et la refonte des curricula.
Mais derrière ces marques de reconnaissance se cache une réelle frustration. Depuis huit mois, les admis attendent de rejoindre les bancs de l’ENA. Une attente qui pèse lourdement, tant sur le moral que sur le quotidien. « Beaucoup d’entre nous ont quitté leur emploi ou suspendu leurs activités professionnelles, convaincus que la rentrée académique suivrait rapidement la publication des résultats », expliquent-ils.
Le 28 mars dernier, une date, le 22 avril avait été envisagée pour le début des cours. Espoir déçu : cette proposition n’a pas été concrétisée. Aujourd’hui, c’est avec un ton mesuré mais ferme que le collectif demande la publication d’une nouvelle date officielle de rentrée. Plus qu’une requête logistique, c’est un appel citoyen d’une jeunesse prête à s’engager pour le pays.
« Nous sommes désireux de débuter notre formation, nous sommes désireux de servir notre pays », concluent-ils, unis par l’espoir d’une réponse rapide, mais surtout d’une prise en compte de leurs aspirations profondes.
Un appel républicain, porté par la jeunesse gabonaise, prête à écrire une nouvelle page de l’administration nationale.
Justin Mbatchi