Affaire Hervé Patrick Opiangah : L’UDIS dénonce une instrumentalisation de la justice

 Affaire Hervé Patrick Opiangah : L’UDIS dénonce une instrumentalisation de la justice

Libreville, le 13 février 2025– L’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a tenu un point de presse ce jour, animé par son Secrétaire Permanent, Amorissani Lays Cynthia. Face aux journalistes, le parti a exprimé son indignation quant à la procédure judiciaire visant son président, Hervé Patrick Opiangah, dénonçant un acharnement politique et une violation des principes fondamentaux de l’État de droit.

Selon l’UDIS, cette affaire judiciaire serait une manœuvre visant à réduire au silence une voix politique dissidente. « Après avoir épuisé tous les recours pour faire entendre raison, nous constatons que la justice demeure sourde, assumant ainsi une ère de non-droit absolu », a déclaré Amorissani Lays Cynthia. Le parti estime que cette situation ne concerne pas uniquement son leader, mais qu’elle constitue une menace pour l’ensemble des citoyens gabonais.

L’organisation politique met en avant une coïncidence troublante : la plainte à l’origine des poursuites aurait été déposée le 14 novembre 2024, soit le même jour où Hervé Patrick Opiangah prononçait un discours appelant à voter « NON » lors du référendum constitutionnel du 16 novembre. L’UDIS y voit un lien évident entre cette prise de position et l’ouverture de la procédure judiciaire contre son président.

Outre la chronologie des événements, le parti dénonce également les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’intervention des forces de l’ordre. Selon l’UDIS, des perquisitions nocturnes auraient été menées sans mandat, impliquant des « agents encagoulés et lourdement armés ». Des membres de la famille d’Hervé Patrick Opiangah auraient également été arrêtés, ce qui, selon le parti, témoigne d’un usage abusif des moyens judiciaires et sécuritaires.

L’UDIS affirme détenir des preuves que la plainte initiale n’aurait été officiellement enregistrée que le 25 novembre, soit plusieurs jours après le début des actions judiciaires. Face à ces éléments, le parti exige un non-lieu immédiat et la garantie de la sécurité de son président pour son retour au Gabon. « Nous prenons à témoin la communauté nationale et internationale sur l’urgence de rétablir la justice et de protéger les droits fondamentaux de chaque citoyen », a martelé Amorissani Lays Cynthia.

Si la justice gabonaise n’a pas encore officiellement réagi aux déclarations de l’UDIS, ce point de presse vient raviver un débat sensible sur l’indépendance des institutions judiciaires dans le contexte de la transition politique actuelle. L’affaire Hervé Patrick Opiangah, au-delà de son volet judiciaire, prend désormais une dimension éminemment politique.

 

Justin Mbatchi 

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