Référendum 2024 : les Régies financières veulent lutter contre l’abstention

 Référendum 2024 : les Régies financières veulent lutter contre l’abstention

Dans une déclaration, ce 12 novembre, les syndicats des Régies financières et administrations assimilées se sont exprimés sur le référendum du 16 novembre prochain. Loin de vouloir prendre partie pour une position, ces agents de l’État ont invité les membres de leurs syndicats respectifs à prendre une part au vote pour lutter contre l’abstention.

Conscients de l’enjeu de la période d’exception que traverse le Gabon et de leur responsabilité face à l’histoire , les syndicats des Régies financières et administrations assimilées ont décidé de ne pas rester en marge des actions en lien avec la restauration des Institutions. Aussi ont-ils décidé d’encourager les membres de leurs syndicats respectifs à prendre une part active au scrutin référendaire du 16 novembre prochain. L’objectif étant de lutter contre le taux d’abstention. « Les leaders syndicaux des régies financières et administrations assimilées invitent l’ensemble de leurs adhérents et sympathisants à se rendre massivement aux urnes pour exprimer librement leur devoir citoyen le 16 novembre 2024 », a déclaré, le porte parole , Judicaël Mbadinga Bissagou.

Ces partenaires sociaux ont saisi l’occasion pour rappeler les efforts faits de façon conjointe avec les autorités de transition pour préserver l’accalmie social au sein de leur administration depuis le 30 août 2023, en privilégiant le dialogue social. Une commission interministérielle a été mise en place, à cet effet depuis le 8 mars 2024. « Les travaux actuellement en cours à la Primature portent sur l’examen des points de revendications inscrits dans le cahier des charges, notamment l’audit de la prime à la performance budgétaire PPB dont le pré-rapport a fait l’objet d’une présentation officielle le 4 novembre 2024 au 1er ministre chef du Gouvernement de la transition, par ailleurs, président du comité de pilotage de ladite commission », a précisé le porte parole, qui a, par ailleurs, salué les efforts consentis par le président de la transition, le CTRI et le gouvernement de la transition pour les actions à forte portée sociale à l’endroit des populations gabonaises , telles que l’arrimage au nouveau système de payement de pension retraite , le rétablissement des bourses scolaires, l’attribution des postes budgétaires, le payement éventuel d’un tiers des rappels soldes aux agents publics de l’état.

Toutefois, a-t-il indiqué, le maintient de cette tendance positive passe par la résorption des préoccupations liées à la rédaction d’un texte juridique encadrant la PPB, la levée de la décote, la régularisation des situations administratives, l’obsolescence du matériel et équipements, la rénovation des locaux administratifs, les questions portant sur le relèvement du budget de fonctionnement dans les administrations, la procédure d’exécution du budget, l’élargissement de l’assiette fiscale, le phénomène de la corruption qui semble perdurer au sein des administrations. Ce qui nécessiterait « une rencontre cruciale au corps de garde national qui n’a jamais eu lieu. »

Notons qu’à l’instar des mouvements politiques et autres acteurs de la société civile, les régies financières et administrations assimilées ont également pris une part active au dialogue national inclusif d’Angondje en versant une contribution relative au nouveau modèle économique Gabonais basé sur une diversification de son économie en vue d’une croissance économique soutenue permettant de réduire le chômage et la pauvreté.

Estelle AMVANE

 

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