Gabon : Le deuxième poumon de la Planète

 Gabon : Le deuxième poumon de la Planète

Les forêts gabonaises jouent un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique. Chaque année, elles absorbent cent millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) grâce à leur croissance vigoureuse. Ce processus vital de séquestration du carbone est rendu possible par le statut unique du Gabon en tant que « pays à haut couvert forestier et à faible niveau de déforestation ». Ce statut distingue le Gabon sur la scène internationale et renforce son rôle de gardien de l’environnement.

Le Gabon abrite 23,7 millions d’hectares de forêt dense, ce qui en fait la deuxième plus grande superficie forestière du bassin du Congo après la République Démocratique du Congo. Le bassin du Congo est souvent qualifié de « deuxième poumon de la planète » après la forêt amazonienne, en raison de son immense capacité à absorber le CO2 et à produire de l’oxygène, jouant ainsi un rôle vital dans le cycle global du carbone.

Le rôle de la forêt gabonaise dans ce cycle est double. D’une part, elle séquestre le carbone en le stockant dans la biomasse des arbres et des sols. D’autre part, elle émet également du carbone à travers des processus naturels comme la respiration des plantes et la décomposition des matières organiques. Cependant, le bilan est nettement positif, avec une séquestration bien supérieure aux émissions.

Cette dynamique fait du Gabon un acteur clé dans les efforts mondiaux de réduction des gaz à effet de serre. Les politiques de conservation et de gestion durable des forêts, mises en place par le gouvernement gabonais, sont essentielles pour maintenir ce fragile équilibre. Ces politiques visent à limiter la déforestation et à promouvoir des pratiques forestières durables, tout en soutenant les communautés locales qui dépendent de la forêt pour leur subsistance.

En outre, la forêt gabonaise est un trésor de biodiversité, abritant une faune et une flore exceptionnelles, dont de nombreuses espèces endémiques et menacées. La préservation de cette biodiversité est également cruciale pour le maintien des services écosystémiques que la forêt fournit, comme la régulation du climat, la protection des sols et la conservation de l’eau.

 

Justin Mbatchi 

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